Très critiqué par d’anciennes gloires du Sporting, René Weiler n’a pas sourcillé.

Trois jours après l’humiliante défaite à Beveren, René Weiler était plutôt souriant face à la presse mercredi en début d’après-midi. Le Suisse s’est même amusé à corriger plusieurs fois la traductrice franco-allemande avec un large sourire. La veille, il avait eu une réunion avec Herman Van Holsbeeck et David Steegen, le porte-parole, pour perfectionner sa manière de communiquer

Le message qu’il avait tenté de faire passer avait été mal compris par la presse et le grand public. "Je ne voulais pas dire que je moquais de la tradition anderlechtoise. Bien au contraire, je suis fier de faire partie d’un club avec un passé aussi riche. Ce que je tenais à expliquer, c’est que tous ces trophées remportés dans le passé n’allaient pas nous aider à gagner cette saison. On est en 2016 et on doit écrire notre propre histoire. Pour cela, je ne connais qu’une seule recette : le travail, le travail et encore le travail."

Même s’il ne lit pas la presse, René Weiler sait qu’il a été critiqué depuis le revers au Freethiel. Il s’est notamment fait sévèrement tacler par Marc Degryse dans le journal flamand Het Laatste Nieuws. L’ancien Anderlechtois a expliqué que le Suisse menait le Sporting à sa perte. "Je ne suis pas surpris par de tels commentaires. Le football est un milieu où beaucoup de gens parlent et je dois l’accepter. Les anciens joueurs ont une grande influence sur les supporters mais ils ne connaissent pas le détail des entraînements. Mais peu importe, le plus important a lieu ce jeudi soir contre Mayence."

Face aux Allemands, le Sporting pourrait faire un pas important vers la qualification. "Mais il faudra un match totalement différent de ce qu’on a vu à Beveren. C’est surtout la mentalité qui doit changer. Si on ne fait pas les courses et si on ne gagne pas les duels, on ne peut pas remporter un match de football."