Il aidera pour les gros transferts, mais ne reçoit pas de fonction officielle...

ANDERLECHT Luciano D’Onofrio va bel et bien travailler pour le RSCA, mais pas en tant que dirigeant. Hier soir, le club a clarifié les choses via le communiqué suivant:

"A la fin du conseil d administration, le président du RSCA, mr Roger Vanden Stock, a informé le conseil que le club comptera sur les services de mr D’Onofrio qui, d’une manière privilégiée, travaillerait avec le club sur le plan des transferts. Le club continuera à gérer les dossiers de transferts comme il l a toujours fait.”

VDS n’a donc pas attendu longtemps avant de trancher. Il se murmure que le président-même – qui est à la base du partenariat – n’aurait pas refusé d’offrir à D’Onofrio un poste dans l’organigramme du club. Mais pour la majorité des autres administrateurs, il n’en était pas question. L’ancien patron du Standard n’est le bienvenu qu’en tant qu’agent de joueurs privilégié.

Parmi ces administrateurs, il y a quelques grosses pointures, comme Etienne Davignon, Alexandre Van Damme (Inbev), Emmanuel Van Innis (Suez) et Philippe Collin, le secrétaire général du club. Offrir un poste de dirigeant à D’Onofrio aurait signifié qu’il aurait eu son mot à dire dans le club. Et il est clair que les dirigeants actuels ne veulent pas perdre de pouvoir.

Comment alors collaborer ? D’Onofrio va signer une sorte de contrat d’exclusivité avec Anderlecht pour le marché belge. Si une de ses stars est sur le départ dans un autre club, Anderlecht serait le seul club belge où il pourrait aller. Et si Anderlecht veut vendre une de ses vedettes, D’Onofrio aiderait à faire monter le prix. Les 20 millions qu’il a reçus d’Everton pour Fellaini ont fait forte impression au Sporting.

Puisque le communiqué dit que le club comptera sur les services de D’Onofrio, cela signifie que l’ex-Rouche a accepté cette formule de collaboration. Une chose est sûre : il sera rémunéré royalement. Les commissions sur ses transferts seront fortement revues à la hausse.

Hier midi, après un entretien en petit comité avec Collin et Van Holsbeeck, Vanden Stock était resté mystérieux : “La presse nous a mis tellement de pression et a demandé tellement d’avis, qu’il n’est plus possible de prendre une décision.” Le club a donc pris la décision la plus sage...



© La Dernière Heure 2011