Tom De Sutter a fêté ses buts sobrement : “Je ne fais jamais trois tours de stade après un but”

ANDERLECHT L’année n’aurait pu se terminer mieux pour Tom De Sutter. Lors des trois derniers matches du Sporting, il a été le sauveur avec… cinq buts.

Est-ce la première fois que vous en inscrivez cinq en trois matches ?

“Je ne suis pas un homme de statistiques. Je ne sais même pas si j’ai réussi cela en jeunes. Si je vis un rêve ? Non, je savais que j’étais capable de faire ceci. Je suis surtout content que l’équipe en ait profité.”

Pourtant, vous n’aviez pas l’air très heureux après votre premier but. Vous n’avez même pas levé le bras.

“Je n’ai jamais été quelqu’un qui fait trois tours du stade comme un fou en marquant. Qui plus est, nous n’étions pas en train de jouer très bien à ce moment-là. D’où ma sobriété.”

Le but était pourtant joli.

“Oui. La passe de Lukaku était parfaite. J’avais le choix : prendre le ballon et filer vers le gardien ou bien le fusiller. J’ai fait le bon choix.”

Vous avez tenté des tirs pareils pendant des semaines et des semaines, sans résultat.

“La différence, c’est la confiance et… la chance. Ici, j’ai eu de la chance que le ballon ait flotté, surprenant ainsi Bossut.”

Et votre deuxième but ?

“Je sais que Boussoufa donne souvent des centres au premier poteau. Là aussi, j’ai fait le bon choix. On a de plus en plus d’automatismes, également avec Frutos.”

Sans vos buts, Bruges serait à égalité d’Anderlecht.

“Oui, mais on ne regarde pas trop ce que fait Bruges. Avant de monter sur le terrain, je ne savais même pas que les Flandriens avaient gagné à Courtrai.”

Pourtant, Bruges sera votre principal concurrent pour le titre.

“N’oubliez pas Gand, quand même. 0-4 à Roulers, ce n’est pas rien. Et le Standard ? Il faut encore en tenir compte. Si on pouvait battre Bruges lors de notre match de rattrapage, notre avance sur le Standard serait de vingt points. Ce serait quand même considérable.”



© La Dernière Heure 2009