Olivier Deschacht estime que c’est du 50-50 : "Si on marque, on se qualifie".

Alors que les derniers déplacements - surtout celui à Bakou - avaient lieu sous haute tension, celui de mercredi s’est fait avec le sourire. Le joueur désigné pour parler à la presse était même Olivier Deschacht, le vétéran qui ne préférait plus trop s’adresser aux médias après son premier tour plein de soucis.

Vu qu’il est le Mister Europe de cette équipe - Jef Jurion n’aimera pas le lire, mais Deschacht est recordman de tous les temps avec 96 matches - il a fait une exception à l’occasion de ce 400e match.

Olivier Deschacht, vous rêvez de ce 100e match ?

"Ce serait déjà incroyable de jouer ce 97e match, mais bien sûr que je rêve du numéro 100. Le meilleur moyen est de nous qualifier ce jeudi. Ce ne sera pas facile."

Anderlecht a perdu ses deux derniers matches ici.

"J’étais blessé à l’occasion du 3-1, mais j’étais là lors du 1-0. On méritait mieux que ça. Et c’était la super équipe avec Hulk et Witsel. Maintenant, elle est un peu moins forte, mais je ne veux pas les vexer, pour ne pas trop les motiver. Dzyuba, il est énorme. Et Danny sait tout faire. Ils gagnent quatre fois plus d’argent que nous et un de leurs réservistes à l’aller (Mak) était convoité par Anderlecht. Cela reste du 50-50. On va souffrir. Il faut espérer ne pas encaisser trop vite. Si nous parvenons à marquer, je crois qu’on se qualifie."

Quel est le plus beau souvenir de ces 96 matches ?

"Je l’ai souvent dit et je le répète : ma première victoire en Ligue des Champions contre le grand Celtic avec Larsson et Hartson, que nous avons battus à dix."

Vous venez de fêter vos 36 ans. Chaque match de Coupe d’Europe reste aussi spécial ?

"Je joue chaque match comme si c’était mon dernier. Je suis au-delà de l’âge auquel des joueurs arrêtent, sans tenir compte de Timmy Simons. Je suis encore en bonne santé et j’ai encore le niveau. Je n’étais pas mauvais la semaine passée. Je fais plus pour mon sport que quand j’étais jeune."