Depuis sa blessure, Oli a eu le temps de réfléchir : “Je ne veux plus m’arrêter à 34 ans”

ANDERLECHT En croisant Olivier Deschacht devant le stade, on ne pourrait pas deviner qu’il est blessé. “Depuis hier, je marche normalement” , a-t-il confié à nos confrères du Nieuwsblad . “Grâce à des exercices de mobilisation et de renforcement de la cheville, j’ai pu me débarrasser de mes béquilles. Je ne boite plus en marchant. En fait, j’ai une semaine d’avance sur mon programme. C’est très bon pour mon moral.”

Les médecins ont pronostiqué son retour pour la fin du mois de février. “Je vise aussi cette date… mais je me sens bien et je suis optimiste : je vais tout faire pour déjà revenir début février. J’aimerais beaucoup partir avec le groupe au stage à La Manga, le 8 janvier.”

Le capitaine mauve semble bien vivre sa blessure… mais ce n’est qu’une impression. “Un sportif qui relativise cela, ce n’est plus un sportif ! En étant honnête, je dois reconnaître que lors de la première semaine, ce n’était pas désagréable d’être blessé à la maison. Mais dès la seconde semaine, les amis ne passent plus, l’ennui s’installe. Les matches s’enchaînent, le manque s’accentue…”

Le futur papa a aussi eu beaucoup de temps pour réfléchir à la suite de sa carrière. “J’aimais déjà le football, mais là, je me rends compte que c’est le meilleur métier du monde. J’ai un contrat au RSCA jusqu’en 2015. Je pensais m’arrêter à ce moment-là, à 34 ans. J’ai changé d’avis : je veux jouer le plus longtemps possible. À Anderlecht ou ailleurs. On verra bien…”



© La Dernière Heure 2010