Les Mauves n’en veulent pas à Sven Kums pour sa carte rouge ou à René Weiler pour sa tactique.

Sven Kums est passé en zone d’interview. C’est une obligation de l’Uefa.

Il l’a littéralement traversée sans lever le regard vers les journalistes présents à Munich et qui n’attendaient qu’une chose : lui demander ce qui lui a pris en commettant la faute en tant que dernier homme.

Sa position en tant que libero d’une défense à trois a été au cœur des débats. Olivier Deschacht avait pourtant bon espoir en montant sur la pelouse.

"Je croyais en cette tactique avec Sven Kums derrière Uros Spajic et moi. Le but était que nous donnions un coup de main au milieu de terrain. Si nous étions restés à 11, on aurait pu faire quelque chose ici. Le Bayern était prenable. On s’est créé deux grosses occasions. Ce n’est pas toujours le cas face à de telles machines."

Sofiane Hanni ne voulait pas critiquer les choix du coach. "On a tenté un truc différent. Parfois, cela fonctionne. Parfois pas."

Aucun joueur n’a dit un mot négatif au sujet du choix de leur coach qui a pourtant surpris tout le monde.

Leander Dendoncker, également médian défensif, voit même bien Kums dépanner à cette place. "Il possède les qualités pour jouer derrière. Puis, il est logique de jouer défensivement quand on est au Bayern Munich."

Et Adrien Trebel d’ajouter : "Cela ne m’a pas surpris qu’il soit défenseur central. Quand tu es numéro 6 toute l’année, cela ne change pas grand-chose d’évoluer à ce poste. La plus grosse différence est qu’à la moindre faute professionnelle, tu es directement puni. Me voir un jour en défense (il se marre) ? Je ne sais pas…"

La phase du penalty laissait un goût amer dans la bouche des Anderlechtois. Pour beaucoup, Robert Lewandowski n’a pas été très bousculé.

Leander Dendoncker n’était pas dupe : "C’est plus dommage pour Sven que pour nous. Il touche juste son adversaire avec sa cuisse et Lewandowski joue bien le coup en tombant. Ce n’est pas n’importe qui. C’est un malin. Et la phase va très, très vite."

Olivier Deschacht n’avait pas revu la phase au moment de reprendre le bus vers l’hôtel mais certains lui avaient dit que le penalty n’en était pas un. "J’ai appris que la faute commence hors du rectangle et qu’il fallait siffler un coup-franc."

Il a envoyé un message à ceux qui comptent descendre son équipier : "Il ne faut pas le tuer sur base de cette action. C’est un joueur intelligent. Il a déjà fait 1.000 bonnes actions depuis qu’il est ici. Il en a fait quelques moins bonnes ces derniers temps mais il reste un joueur de grande classe. Je le soutiens. Lui, mais aussi le coach."

Kums avait, lui, la tête basse dans le vestiaire. "Personne ne veut l’accabler", défendait Adrien Trebel. "Croyez-moi, il s’en voulait déjà assez dans le vestiaire."

Chipciu protégeait, lui, son équipier en glissant une pique à l’homme en noir. "C’est dommage. Je ne sais pas si la décision du ref est exagérée. Mais bon, on sait que les arbitres peuvent être plus cléments avec les grands. Et nous, nous sommes le petit en C1."

Sofiane Hanni a tenu à soutenir son équipier jusqu’au bout. "En tant que capitaine et équipier, je ne suis pas fâché sur lui. Je dois le soutenir. On compte encore sur lui."