La différence entre les deux coachs ne pouvait être plus flagrante qu’en ce lundi de Pâques. Une opposition de style qui explique aussi ce qui s’est passé à Anderlecht, il y a quelques mois.

En duel à distance, Kompany et Vercauteren ont pu faire ressortir leur réelle personnalité. Détendu avant le match, Kompany a échangé un ballon avec Runje, le coach des gardiens de l’Antwerp.

La poignée de main de début de rencontre s’est résumée à un check du poing. Rien de bien franc mais toujours empreint de politesse.

Kompany est ensuite entré de plain-pied dans son match. Avec, justement, ses pieds toujours en dehors de sa zone.

Vercauteren préfère, lui, sortir par moments. Il n’a d’ailleurs pas quitté son dug-out avant la dixième minute et n’a rien dit avant le quart d’heure. La frappe à distance de Nmecha l’a ennuyé, il a replacé quelques joueurs.

Le feu et l’eau. Si Kompany vient jouer les ramasseurs de balle pour accélérer le jeu ou qu’il fête les buts avec ferveur, Vercauteren est impassible. Lorsque Lukaku a commis une faute dans le rectangle, il ne s’est pas énervé et a juste levé les bras au ciel. Après l’ouverture du score, il est resté assis et a refait ses lacets.

Dépité, il l’était après le match. Cela ne l’a pas empêché d’aller serrer la main de Kompany et de souligner qu’il avait prédit un bel avenir à l’équipe d’Anderlecht. Dans la défaite ou la victoire, et malgré une tension palpable, les deux entraîneurs ont fait preuve de beaucoup de classe.