Et dire que Dieu ne se sent encore qu’à 80 % de ses moyens physiques

MOSCOU Dieumerci Mbokani avait un grand sourire en croisant les journalistes. “Je suis heureux pour Anderlecht et pour moi, même ”, lâchait-il.

Vous étiez ému en marquant ce but.

“Bien sûr. J’ai marqué ce but pour Anderlecht, pour moi, mais aussi pour mon petit fils, qui est décédé il y a un mois. Ma femme et mon manager étaient ici à Moscou pour me soutenir. Cela m’a fait du bien.”

Qu’est-ce que vous avez sauté haut sur cette action !

“Je fais aussi cela à l’entraînement. C’est dans ma nature de sauter si haut. J’ai une très bonne détente et je marque facilement de la tête. Le gardien était grand, mais je ne savais même pas où il était.”

Anderlecht croit vraiment en vous.

“Oui, et je veux montrer à Anderlecht que la confiance est justifiée. Lors du prochain match à domicile, je vais marquer. Anderlecht était mon premier club en Europe, je n’oublierai jamais qu’ils m’ont donné cette chance. Mais j’ai l’impression que cet Anderlecht est plus fort que celui dans lequel je jouais en 2007.”

Et dire que Jovanovic n’était même pas là !

“Je le sais. Avec mon ami Milan, ça va encore aller mieux. Je crois qu’on va aller très loin en Europa League. J’aime le football européen.”

Êtes-vous déjà à votre top ?

“Non, je suis à 80 %. Je pourrais jouer tout un match, mais je ne suis pas encore comme dans ma période du Standard.”

Le public du Parc Astrid vous a accueilli chaudement dimanche dernier, alors que l’on doutait de votre popularité.

“Le passé, c’est le passé. Je suis un vrai Anderlechtois et je vais le prouver chaque semaine.”



© La Dernière Heure 2011