La surprise du chef. Tout le monde attendait Antoine Colassin sur le terrain. C’est finalement Landry Dimata qui a pesé sur la défense malinoise. Le mot n’est pas galvaudé. "Il est bon", lance Thibaut Peyre. "Il décroche beaucoup et garde bien le ballon."

C’est clairement ce qui l’a différencié aussi bien de Kemar Roofe que de Colassin : Dimata est capable d’évoluer dos au but et en déviation. Il en a réussi quelques-unes avec un certain brio. Il soulage le bloc et crée des opportunités. Reste à ajouter plus de présence devant le but.

"Cela fait du bien de retoucher le ballon et de refouler la pelouse", explique-t-il. "Je reviens de très loin. Grâce au soutien de ma famille et au travail, j’ai pu revenir sur le terrain."

Durant 45 minutes, il a été l’un des hommes les plus en vue d’Anderlecht. Malgré une frayeur lorsqu’il s’est tenu le genou, il a su sprinter et aller au duel sans se retenir.

Après la pause, on le sentait à bout de souffle. Carbonisé de l’effort consenti et du manque de rythme. "Quand tu sais à l’avance qu’il n’est pas à 100 % et que tu devras le remplacer très tôt, tu ajoutes un problème", dit Frankie Vercauteren, pas satisfait de la situation. "De plus, nous avons peu d’options sur le banc. Perdre un remplaçant si tôt dans le match est ennuyant."