À Anderlecht, l’heure est à l’autocritique. Car il faut du changement. Et vite...

“Encore une fois, quel désastre! Je suis impatient d’être la saison prochaine...”

En un court message posté sur Twitter , Olivier Deschacht a très bien résumé l’état d’esprit qui règne actuellement à Anderlecht. Les play-offs ont été un vrai chemin de croix et tous les regards se tournent désormais vers la saison prochaine.

Mais pour qu’Anderlecht retrouve une place à hauteur de son rang, il est d’abord nécessaire pour la direction de dresser le bilan de cette saison compliquée. Et surtout de faire une sérieuse autocritique.

Les chiffres ci-contre confirment un constat accablant : le Sporting ne fait plus peur. C’était vrai sur la scène européenne, ça l’est désormais aussi en Belgique. Anderlecht ne parvient plus à dominer ses adversaires et manque cruellement de créativité. Illustration : les Bruxellois n’ont pris que 26 points sur 54 depuis janvier.

La faute à qui ? C’est évidemment la question préférée des supporters quand ça ne tourne pas. Comme souvent, la responsabilité est partagée.

Faut-il blâmer les joueurs ? Oui, en partie. Certains d’entre eux n’ont pas montré la même envie que la saison dernière et se sont reposé sur leurs lauriers. Parce qu’ils avaient la tête ailleurs ? Pour résoudre ce problème, il faut injecter du sang frais. Et c’est justement ce que le club compte faire.

Ariël Jacobs a, lui aussi, été pointé du doigt. Faut-il l’accabler ? Il a des circonstances atténuantes. Rappelons qu’il avait demandé, l’été dernier, un attaquant confirmé et un arrière droit. Avec de tels renforts, il aurait certainement disputé la Ligue des Champions et l’histoire aurait été bien différente.

Mais un entraîneur qui perd est aussi un entraîneur qui... n’a pas raison. On en revient à l’appétit du groupe : Jacobs a la réputation d’être un grand motivateur, mais son message passe-t-il toujours aussi bien ?

Pendant que ses joueurs se prélasseront au soleil, Ariël Jacobs jouera son avenir. La balle est dans son camp et il semble avoir deux options : rester sur le petit banc ou devenir directeur technique.

On en arrive à ceux que les supporters désignent comme les principaux responsables du malaise actuel : les dirigeants. Herman Van Holsbeeck en a pris pour son grade. Parce qu’il est le plus exposé. En réalité, il est surtout la victime du manque de clarté dans l’organigramme de la direction anderlechtoise. Qui fait les transferts ? Qui a le dernier mot ? Qui établit la ligne de conduite dans la politique du club ? Les réponses à ces questions sont floues et au Parc Astrid, les décideurs se doivent d’y mettre un peu de clarté.

La réussite de la prochaine campagne de transferts en dépendra. Avec l’argent de la vente de Lukaku, le Sporting est à nouveau en position de se montrer dépensier.

Anderlecht a promis de frapper fort cet été sur le marché des transferts. Il faudra surtout frapper juste. Dans le cas contraire, le club le plus titré de Belgique restera plongé dans le marasme.



© La Dernière Heure 2011