Deux semaines après la grave blessure d’Elias Cobbaut, Anderlecht n’a pas encore de nouveau défenseur central. Luckassen et Sardella ont Vranjes (réhabilité) comme seul concurrent. On se demande d’ailleurs pourquoi Hannes Delcroix - très bon contre Nmecha en équipe nationale U21 - ne reçoit pas sa chance.

La cellule de recrutement du club n’a pas chômé pendant la trêve internationale. Une dizaine de dossiers ont été examinés, des dizaines de défenseurs centraux ont été proposés par des agents. Mais pour le moment aucun transfert ou location n’est sur le point d’être finalisé.

Il nous revient toutefois qu’Anderlecht suit de près le dossier du gaucher Simon Falette (28 ans), prêté par Francfort à Fenerbahçe la saison passée. Le Guinéen (ex-Metz), un francophone, n’a plus qu’un an de contrat.

L’attentisme d’Anderlecht s’explique par plusieurs raisons. Primo, le nouveau défenseur central doit être un réel renfort. S’il n’est pas meilleur que Vranjes ou que Sardella, il ne signera pas. Secundo, l’allongement du mercato jusqu’au 5 octobre permet au Sporting de ne pas se précipiter.

Mais c’est surtout le troisième argument qui complique les choses. Anderlecht n’a pas une grosse enveloppe à sa disposition. Vu les énormes dettes - un cadeau de l’ancienne direction mais aussi le résultat de dépenses stupides de Coucke - la direction doit réfléchir à deux fois avant de dépenser le moindre euro.

La saison passée, Michael Verschueren se rabattait sur des grands noms en fin de course pour satisfaire les supporters. Kompany était évidemment le premier, Nasri et Chadli ont suivi. Nasri a été un flop total, Chadli a été freiné par des blessures.

Les nouveaux patrons sportifs ont changé leur fusil d’épaule. Pour eux, il est exclu de faire venir un Thomas Vermaelen du Japon. Parce que non seulement il demanderait un salaire hors norme pour, mais il n’aurait aucune valeur marchande vu son âge (34 ans) et donc aucun potentiel à la revente.

Si cela signifie que d’autres clubs ont plus de qualité dans leur noyau, la direction du Sporting assume, même si cela coûte des points et peut-être même des trophées. C’est via ses jeunes que le club veut revenir au sommet. Mais est-ce que les supporters auront la patience d’attendre quelques saisons ?