Les Anderlechtois ont pris le tirage difficile avec philosophie. Et une certaine ambition.

C’est dans le vestiaire away du Canonnier que les Anderlechtois ont appris qu’ils affronteraient le Club Bruges, autoritaire leader en Pro League, au tour suivant.

Une douche froide ? "Oh non, pas du tout", s’étonnait Philippe Sandler, avec un grand sourire. "Ce sera un chouette match, non ? Je suis surtout content qu’on joue chez nous après deux déplacements en Coupe. Bruges est une grosse équipe, mais je ne vais pas commencer à stresser. Se déplacer à Mouscron en huitièmes de finale n’était pas simple non plus."

"Le chemin le plus court et… le plus dur"

Alexis Saelemaekers insistait aussi sur l’ordre du match. "Jouer à domicile est important. Ce sera un vrai avantage et on espère que le public sera à fond derrière nous. Les supporters ont montré ici, à Mouscron, qu’ils restaient derrière nous malgré les mauvais résultats."

Un peu plus loin dans la salle de presse du Canonnier, c’est avec son air pince-sans-rire que Frankie Vercauteren a commenté le tirage. "Bruges ? On dit toujours que la Coupe est le chemin le plus court vers l’Europe, mais c’est aussi le plus difficile…"

Le programme, déjà bien pimenté jusqu’à la trêve hivernale, a pris une belle dose de sel avec Bruges. Ce sera, dans l’ordre, Charleroi, le Standard, le Club Bruges, Genk et l’Antwerp. Cinq affiches de playoffs 1 en l’espace de 19 jours à peine ! "Si on veut gagner la Coupe, il faut battre les meilleurs. C’est peut-être mieux de prendre Bruges maintenant qu’en finale", ajoutait Vercauteren, avec une certaine philosophie. Et peut-être quelques souvenirs de 1976, année de son unique succès en Coupe de Belgique, qui revenaient en tête.