Fred Rutten était assez déçu par la prestation de ses joueurs : "J’ai vu plus de mauvaises choses que les semaines précédentes."

En la présence du directeur technique Frank Arnesen et d’une délégation de la presse néerlandaise, Fred Rutten a défendu ses choix de débuter le match avec Milic et Appiah. "Je ne suis pas mécontent de mes choix", dit le Néerlandais. "Mais quand on fait un nul, on ne peut pas être entièrement content non plus."

Rutten n’était pas tendre envers son équipe. "Directement après le match, j’avais envie de shooter dans toutes les chaises que je voyais autour de moi. Mais maintenant, une heure après le match, je retrouve mon objectivité. Et j’ose dire que Bruges est beaucoup plus fort que nous. Sur base du jeu, le Club méritait de gagner. La différence entre les deux équipes est grande. Bruges a des automatismes et une structure, alors que nous avons dû construire une nouvelle équipe. Et vu la situation de l’équipe, chaque joueur pense à lui-même. C’est humain."

Envers les collègues néerlandais, Rutten a même perdu le contrôle dans ses déclarations. "Ce club est ou du moins était dans la merde quand je suis arrivé ici. Ma tâche est difficile. Je sens le stress au sein du club. C’est à moi de libérer les joueurs de ce stress."

Le spectacle était pourtant meilleur. Les supporters ne sont pas rentrés chez eux trop déçus. Rutten était plus négatif. "Les gens se sont peut-être amusés, mais ce n’était pas un bon match au sommet. J’ai vu plus de mauvaises choses que les semaines précédentes. Ce qui est positif, c’est notre engagement et le fait que nous avons créé plus d’occasions. Avec un peu de chance, on aurait pu marquer quatre ou cinq buts."

Bolasie est le seul qui a converti ses occasions. Rutten : "Son rendement est élevé, mais ce qui me réjouit aussi, c’est qu’il travaille comme un fou pour l’équipe. On a besoin de cela."

Dès à présent, le programme d’Anderlecht est plus facile. Lokeren away, Courtrai à domicile et Ostende away : cela doit faire neuf sur neuf. Rutten : "Pas d’accord. Dans la situation où on est, il n’y a pas de petites équipes. Je me demande d’ailleurs comment les joueurs vont se remettre de ce coup au moral. On ne sait pas gagner des soi-disant petits matchs en étant à 80 %. On joue trois finales."


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