Le jour où Ariël Jacobs arrête, l’Argentin est candidat pour être T1  : “Et quand j’ai quelque chose en tête…”

SANTA FÉ Ce 3 février est un jour spécial pour Nicolas Frutos (29 ans). Il y a exactement un an, il a inscrit le dernier but de sa carrière : le 2-2 contre le Club Brugeois. Et le 6 février – contre Saint-Trond, comme ce week-end –, il jouait le tout dernier match de sa carrière. Mais notre coup de fil vers l’Argentine a pris une tout autre direction. “Je suis sûr que je vais retourner à Anderlecht. Dans un, deux ou trois ans.”

Bonne nouvelle ! Et en tant que quoi ?

“En tant que coach.”

Coach des jeunes ? Ou une fonction de T2 à la Hasi ?

“Non, comme entraîneur principal ! J’aimerais bien travailler avec l’équipe première. Vous me connaissez, je suis ambitieux. J’aurai mon diplôme d’entraîneur dans quelques mois.”

Anderlecht est au courant de vos projets ?

“Je l’ai déjà dit à Herman Van Holsbeeck. Il a rigolé. Ils me connaissent, au Sporting. C’est un rêve. Et quand Nicolas Frutos a quelque chose en tête... Ce sera peut-être dans dix ans, mais un jour, je serai coach du Sporting.”

Anderlecht est très content d’Ariël Jacobs et ne compte pas le remplacer.

“Je le sais, et tant mieux ! Ariël est un véritable gentleman, un homme extraordinaire, qui a toujours été correct avec moi, notamment en me soutenant avec des messages. J’ai lu sur Internet que seulement deux entraîneurs ont tenu plus longtemps le coup que lui comme T1 à Anderlecht. Je suis content pour lui, et je lui souhaite encore tout le succès. On ne trouve pas facilement des coaches com- me lui.”

Donc, vous serez une copie de Jacobs, comme coach ?

“Non. En Amérique du Sud, on a une autre philosophie qu’en Europe. C’est difficile à expliquer. D’ailleurs, un jour, je veux également devenir coach de l’équipe nationale d’Argentine. Si je fais de l’excellent boulot à Anderlecht, cela doit être possible.”

Qu’est-ce que vous visez haut, Nico !

“Être coach de l’équipe nationale, ce n’est pas plus difficile que de jouer un Anderlecht - Club Brugeois. Et vous savez combien j’ai marqué contre Bruges...” (NdlR : quatre fois en cinq matches).

Que dit votre femme de votre envie de revenir en Belgique ?

“Au début, elle n’était pas enthousiaste. Elle se rappelle ces moments difficiles à la fin, quand j’étais toujours triste. Elle me voyait travailler comme un cheval, pour rien du tout. Maintenant, elle dit elle-même : Un jour, on va retourner à Bruxelles. Et ma fille aînée, Sofia, je ne vous dis pas...”

Racontez-nous.

“Il n’existe pas un jour qui passe sans qu’elle ne parle de Jona (NdlR : Jonathan Legear) et de Guillaume (NdlR : Gillet), ses deux grands amis. Elle dit : Je veux rentrer à la maison. Pour elle, qui a vécu les quatre premières années de sa vie en Belgique, votre pays est sa maison.”

Envisagez-vous de lancer votre carrière dans un autre club belge, pour acquérir de l’expérience ?

“Jamais. Tout comme je suis fidèle à Union de Santa Fé, je suis fidèle à Anderlecht. C’est là que j’ai connu les plus beaux moments de ma carrière.”

On vous accueillera les bras ouverts.

“Les journalistes auront du boulot, avec Frutos comme entraîneur...” (Rires)



© La Dernière Heure 2011