Pieter Gerkens à coeur ouvert au lendemain de son ovation face au PSG

"Je suis surpris par les prestations de Pieter Gerkens."

Hein Vanhaezebrouck, lui-même, l’a dit, et les supporters étaient du même avis, vu l’ovation qu’il a reçue. Quinze heures plus tard, Gerkens s’est assis devant nous et a montré qu’il avait aussi quelque chose dans le crâne.

Le maillot de Thiago Motta : "Un magnifique souvenir. Je ne crois pas que je vais le laver, sinon ce ne sera plus authentique. Il a souri quand je le lui ai demandé, mais il n’a rien dit. Au Bayern, j’ai également celui d’un grand joueur : James Rodriguez."

L’ovation : "J’avais la chair de poule. Le stade de Saint-Trond m’avait déjà ovationné, mais ceci était d’une autre dimension. J’y ai repensé la nuit. Je n’ai pas beaucoup dormi."

Le départ de Weiler : "Je ne cache pas que c’était un moment difficile pour moi. J’étais triste, parce que Weiler m’avait absolument voulu, et j’ai reçu sa confiance. Quand il est parti, je lui ai envoyé un message pour le remercier de m’avoir donné ma chance. Je ne savais pas que je jouerais encore plus sous Vanhaezebrouck."

Weiler vs Vanhaezebrouck : "Il est vrai qu’on ne travaillait pas beaucoup les lignes de course et de passing, sous Weiler. Il était adepte d’un autre football, avec lequel Anderlecht a été champion. Vanhaezebrouck ressemble plus à Leko, que j’ai eu à Saint-Trond. Maintenant, tout est expliqué en détail. C’est plus facile de prendre l’initiative."

Kums, son ami : "On est amis, et ce n’était pas toujours facile pour moi, à l’époque de Weiler. Son lien avec Weiler n’était pas top. Moi, je me retrouvais entre deux chaises. Sven a toujours été un vrai pro. Il était le premier dans la salle de musculation."

Ses kilomètres : "Ma condition physique est un de mes atouts. J’ai hérité de l’endurance de mon papa. Parfois, je me demande si je pourrais courir un marathon. Je le crois bien. Pendant la trêve de l’été, je cours presque chaque jour entre 8 et 15 kilomètres."

Sa carrure : "Je ne suis pas le plus costaud du groupe, mais j’y travaille. Je lève déjà 50 kilos, plus la barre. Au début, ce n’était que 30 kilos. Mais je ne serai jamais une armoire à glace."

Presque à Ostende. "J’ai eu un bon entretien avec Yves Vanderhaeghe. Mais je me suis dit que je devais croire en mes capacités, et que je devais oser signer à Anderlecht. Mon père était plus pessimiste que moi. Maintenant, on en rigole parfois : j’aurais pu être joueur de la lanterne rouge."

Un footballeur atypique : "Les vêtements de marque : je n’y connais pas grand-chose. Et le luxe, ça ne me dit rien. Pas grave si les gens ne me reconnaissent pas en rue. Je ne serai jamais un dikkenek . Mais je n’en ai pas vu beaucoup à Anderlecht, malgré les préjugés qui existent."

Le cuisinier : "Liessa, ma compagne, étudie à Louvain et y a un kot. Mais elle est souvent chez moi à Dilbeek pour faire la lessive ou le repassage. La nourriture, par contre, c’est moi qui la fais. J’ai suivi des cours de cuisine, parce que ma maman ne sait pas cuisiner. Ma spécialité ? Les pâtes carbonara…"

Les sorties. "Les discothèques, ce n’est pas mon truc. Ce que je préfère, c’est aller boire un verre avec des amis dans un café. Mais j’ai peu de temps. Et si c’est pour rester deux heures dans la voiture pour rentrer chez moi à Bilzen…"