Pieter Gerkens a galvaudé mais a été l’homme du match. Il est même l’un des hommes du moment !

"Honnêtement, on perd deux points. Surtout sur base de la deuxième mi-temps."

Pieter Gerkens se gratte la tête. "Ouais, je sais que j’aurais dû faire mieux."

Dans le viseur : ses nombreuses occasions qui ont bien failli faire mouche et offrir trois points aux Mauves après la pause. Il est passé très près à trois reprises et a du mal à le digérer. "Je dois en mettre deux sur trois. Ça aurait changé le match. Je suis déçu."

Sur son lob dévié de justesse par Guillaume Hubert puis sauvé sur la ligne par Dion Cools, il ne pouvait rien se reprocher. Pareil sur sa tête qui lèche le montant de Bruges. "Sur la passe en retrait de Sofiane, par contre, je dois faire mieux. C’est clairement la plus grosse occasion des trois. Je ne comprends pas ce que je fais car je suis bien placé. La balle arrive vite et je mets mal mon pied. Je suis trop penché vers l’arrière et le ballon s’envole au-dessus."

Son coup de poing asséné à la pelouse du Parc Astrid après son loupé en dit long sur la mentalité du gamin. Il n’accepte pas la défaite et bosse comme un fou sur le terrain. Face à Bruges, il est le joueur qui a parcouru le plus de terrain avec 12,65 kilomètres au compteur. "C’est une de mes forces", sourit-il. "Et mes qualités de course et d’endurance me permettent d’être souvent dans le rectangle, d’où cette impression que je me trouve souvent au bon endroit au bon moment."

Du caractère, le médian en a à revendre. Il ne lâche jamais rien et tire, malgré sa discrétion naturelle, ses équipiers vers le haut. "Nous avons montré du caractère. C’était bien mieux qu’à Paris où nous avions laissé jouer notre adversaire. Nous avons été bousculés par Bruges en début de match mais nous avons bien répondu en gagnant la majorité des duels après la pause."

Pieter Gerkens parle en vrai titulaire, en mec qui s’est imposé dans le onze anderlechtois. À la grande surprise du public… et du joueur lui-même. "Le pas entre Saint-Trond et Anderlecht est énorme. Mon but était d’être à chaque fois dans les 18 puis de prendre des minutes petit à petit. Je ne m’attendais pas à jouer autant. Ce n’est pas pour autant que je me relâche. Justement, la pression est grande car j’ai la chance d’essayer d’être important pour l’équipe."

Un nouveau rôle qui fatigue le Limbourgeois qui n’aspire qu’à une chose : du repos. "Je suis content de voir la trêve arriver. Mon organisme commence à ressentir l’enchaînement des rencontres. La fatigue est de plus en plus pesante en fin de match."