Pieter Gerkens se montre d’emblée ambitieux, Van Holsbeeck explique ce transfert qui - pour certains - semble bizarre.

Le 1er juin, nous annoncions que Pieter Gerkens (22 ans) était une priorité pour Anderlecht. Trois semaines plus tard, il a signé son contrat de quatre ans avec une option d’un an. Il portera le numéro 8.

"C’était le numéro de Steven Gerrard, mon idole de jeunesse", dit le Limbourgeois de Saint-Trond, formé par Genk. "Vu qu’il était libre, je l’ai pris."

Le 8 est un numéro de titulaire. "D’un côté, je sais qu’il y a beaucoup de concurrence. Mais d’un autre côté, j’ai signé pour être dans l’équipe le plus vite possible. Je suis ici pour jouer. Pas pour simplement être présent."

Herman Van Holsbeeck a dévoilé qu’il avait déjà essayé deux fois de l’avoir. "À seize ans, j’allais encore à l’école à Genk, ce n’était pas le bon moment. À dix-huit ans, je recevais ma chance en équipe A de Genk", s’excuse presque Pieter Gerkens.

C’est René Weiler qui a insisté pour tenter une nouvelle fois. "Il m’a appelé personnellement, tout comme son adjoint", indique le jeune médian. "Il me voit en 8 ou en 10 . En fait, je suis un box-to-box , et je suis souvent au bon endroit devant le but. D’où mes quatorze buts…"

À Genk, Peter Maes ne croyait pas en lui.

"Quand j’ai senti ça, j’ai fait un pas en arrière - ce n’était pas facile de quitter Genk, qui était mon domicile - en espérant faire deux pas en avant, explique le joueur. J’y suis parvenu. Me voilà dans le club numéro 1 de Belgique. C’est un rêve."

Ceux qui se demandent pourquoi Anderlecht paie presque 1,5 million pour un joueur qui n’est pas une vedette, n’ont qu’à écouter Van Holsbeeck. "Il nous fallait du jeune et du belge. Pieter est intelligent et a une grande marge de progression. À terme, il peut avoir une plus-value pour le Sporting. Voilà pourquoi on a fait un gros effort."