16es de finale retour

Guillaume Gillet promet que les joueurs veulent laver l’affront de l’aller

envoyé spécial AUX PAYS-BAS Yves Taildeman

AMSTERDAM Les Anderlechtois n’ont pas intérêt à jouer en dillettante, ce soir. Herman Van Holsbeeck a fait comprendre qu’il exigeait une revanche par rapport au match de la honte à Westerlo. Le message est passé.

Guillaume Gillet, croyez-vous encore au miracle ?

“Il faut être réaliste : si on a 1 % de chance de qualification après un 0-3, c’est beaucoup. Mais étant professionnels, on se doit d’y croire. On doit quitter cette scène européenne la tête haute.”

Quels sont les arguments qui font que vous y croyez ?

“Le 0-3 ne reflétait pas la différence entre les deux clubs. On a eu deux ou trois fois plus d’occasions de but qu’eux. L’Ajax est une équipe de notre gabarit. On n’a rien à lui envier. Ce n’est pas comme Lyon ou le Bayern, qui nous ont surclassés. Et puis, tout peut arriver dans le foot. Rappelez-vous le 5-0 contre Sivasspor. Au retour, on était menés 2-0 à la 19e.”

Comment entamer ce match ?

“En les prenant à la gorge pour essayer de laver l’affront du match aller. Tant je disais de ne pas penser au 1-3 de la saison passée avant le match aller, tant cette victoire peut être une source de motivation aujourd’hui. On a montré qu’on pouvait marquer plusieurs fois dans cette ArenA...”

Aviez-vous tous la tête ail-leurs à Westerlo ?

“Je ne crois pas qu’il y en a qui pensent à un transfert. En janvier, peut-être, mais quand même pas en février... On a d’autres chats à fouetter. Mais il est vrai qu’on doit tous penser davantage à l’équipe. On portait peut-être les séquelles du match de jeudi passé, mais ce n’est pas une excuse. On n’a vraiment rien montré.”

Vous non plus, vous n’avez pas atteint votre niveau habituel.

“J’étais très déçu après l’Ajax. Cela faisait longtemps que je n’avais plus joué à ma position favorite en Europa League, et j’avais l’impression d’avoir joué mon premier match européen. J’étais trop nerveux. Il y avait trop de déchets dans mon jeu. Et à Westerlo, j’ai coulé avec l’équipe. Vu la fatigue, ce n’est pas facile de sortir la tête de l’eau. J’espère que ce n’était qu’un petit passage à vide.”



© La Dernière Heure 2011