Guillaume Gillet est le meilleur buteur d’Anderlecht (4), en compagnie de Suarez

BRUXELLES Une des vedettes de la soirée était Guillaume Gillet. Liégeois, il était d’autant plus heureux. “Heureux ? C’est un doux euphémisme”, souriait-il. “On est aux anges.”

Voilà le quatrième match d’affilée que vous marquez contre le Standard.

“Oui, cela devient une habitude. (Rires) Celui lors du 1-3 en playoffs m’a laissé un goût amer. Celui-ci, par contre, je le savoure énormément. Mais mon assist pour Suarez me fait encore plus plaisir. Plus que la victoire, c’est la manière qui me donne des frissons. On n’a jamais perdu les pédales, même après ce but injustement annulé.”

Le Standard est déjà à huit points de vous.

“Oui, mais il était à 16 points avant le début des playoffs, la saison passée. Et finalement, les Liégeois nous ont dépassé. Il reste 30 matches. Rien n’est joué, même si cela reste une des rencontres de la saison. J’ai vu le président, monsieur Van Holsbeeck, les supporters: ils sont fous de joie.”

Mbokani et Jovanovic ont répondu présents.

“Oui. Offensivement, on a l’embarras du choix. Quand on voit que Canesin, Vargas et De Sutter sont sur le banc... La saison passée, tout le poids de l’attaque reposait sur les épaules de Lukaku.”

Vous avez laisser Wasilewski tirer le penalty.

“C’était un moment important pour lui, vu ce qui s’est passé contre le Standard. C’est ce que j’ai expliqué à Dieu, et il l’a compris. Merci à Dieu. Et chapeau à Jovanovic pour la façon dont il s’est comporté après son but. Au fond, tous les buteurs avaient un certain lien avec le Standard. Cela rend la soirée parfaite. Elle avait bien commencé, avec l’hymne, les 25.000 écharpes et ce superbe tifo.”

Vous vous êtes fait chambrer par les supporters du Standard. Ils ont crié: ‘Gillet, enc...’

“C’est vrai? Dans le feu de l’action, je ne l’ai même pas entendu. Pas grave. Tout s’est passé dans une bonne ambiance. Ce lundi, j’avais prévu d’aller à la foire à Liège. Ce sera avec un bonnet et des lunettes de soleil. (Rires)”

Vous êtes de plus en plus décisif, à ce poste d’extérieur droit.

“Oui, je joue avec une certaine pression, puisqu’il y a de grosses pointures qui sont prêtes à prendre ma place. mais cette tension me donne des ailes. J’aurais voulu que le match dure 20 ou 30 minutes en plus. Je ne sentais pas la fatigue.”

© La Dernière Heure 2011