Guillaume Gillet et Axel Witsel ont déjà évoqué le Zenit. Sans faire de pronostic

BRUXELLES Il sera sans doute l’un des Anderlechtois les moins dépaysés au moment de débarquer sur le parvis de Saint-Pétersbourg mais Guillaume Gillet devra trier ses souvenirs au moment de retrouver la Russie : “C’est clair que le match d’il y a deux ans n’est pas un bon souvenir. On n’avait pas boxé dans la même catégorie. L’avantage cette fois, c’est qu’il fera déjà moins froid. Je ne suis pas du genre à mettre du poivre dans mes chaussures pour éviter d’être réfrigéré mais là, je n’aurai vraiment pas besoin de trouver un truc. Quand on a joué par moins 21, je peux vous dire que les cinq degrés prévus, c’est les Caraïbes.”

Guillaume, vous en avez déjà touché un mot mais comment se passer de Mbokani ?

“Je n’aime pas dire qu’on est dépendant d’un joueur mais il faut avouer que c’est un peu le cas avec lui. Dieu, c’est Dieu. Personne ne peut le remplacer. Et certainement pas en Coupe d’Europe. On devra faire avec d’autres armes.”

Pour vous, ce sera aussi un jour de retrouvailles avec de vieux amis.

“Vous pensez à Nicolas Lombaerts ? On se connaît depuis la Gantoise, j’ai été à son mariage et nos compagnes sont de grandes amies. Elles iront visiter la ville ensemble mais malheureusement, je ne pourrai pas aller faire un tour chez lui.”

On songeait aussi à Axel Witsel avec qui vous avez aussi cohabité au cours des derniers jours.

“Oui. On a eu le temps de parler de ce match mais je peux vous dire qu’on ne s’est pas trop charrié. Personne ne voulait faire le malin. Je sortais de deux défaites avec Anderlecht et de son côté, le Zenit n’était pas non plus au mieux.”

C’est le bon moment pour les prendre ?

“Non. Il n’y pas de bon ou de mauvais moment en football. Quand on est au fond du trou, on veut remonter. Quand on est au sommet, on ne veut pas décrocher. Ils ne sont plus dans la forme d’il y a deux saisons mais quand vous voyez qu’ils ont craché 80 millions lors des deux derniers jours du mercato, ils doivent avoir du ressort.”

Il n’y a que leurs supporters qui n’ont pas changé.

“Je me souviens surtout de ces fous qui étaient torses nus par moins 20 degrés. On a connu un off-day face à Malaga maintenant on doit y aller comme si c’était notre dernière chance.”



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