Jouer à 13 heures ne devrait pas trop perturber les joueurs

ANDERLECHT Aujourd'hui, à une heure où, généralement, on passe à table, des milliers de Belges auront les yeux rivés sur leur poste de télévision ou l'oreille collée à la radio pour suivre le choc entre le Club Bruges et le Standard. Jouer à 13 heures : une situation que Guillaume Gillet avait déjà connue le 16 novembre dernier lors du déplacement des Mauves au Jan Breydel Stadion.

Et cela n'avait pas bouleversé le milieu anderlechtois outre mesure, même si la préparation du match avait été quelque peu chamboulée. "Les jours qui ont précédé la rencontre à Bruges, nous nous étions entraînés à 13 heures, se souvient le Liégeois. Cela a permis au corps de s'habituer petit à petit. Le jour du match, le lever était programmé dès 8h30 . Après une promenade à 9h, nous avions mangé vers 10h avant de prendre la direction de Bruges. "

Le plus difficile dans tout cela ? Assurément le repas de 10 heures. "C'était assez contraignant, en effet. Généralement, on n'a pas spécialement envie d'avaler des pâtes à cette heure-là et, pourtant, il faut se forcer. "

Une fois le match commencé, les 22 acteurs présents sur la pelouse n'ont pas vraiment senti de différences. "Nous n'étions pas spécialement moins bien physiquement , confirme le milieu anderlechtois. Au contraire : nous avons pris le dessus sur les Brugeois en seconde période. "

À en croire le Liégeois, il n'y aurait donc aucun désavantage à jouer plus tôt dans la journée. Au contraire, cela offre aux joueurs une période de décompression plus longue. Et ce n'est pas du luxe. "Terminer la rencontre à 15 heures vous laisse encore une grosse partie de la journée devant vous. Cela permet de se changer les idées et de trouver plus facilement le sommeil. "

Faudrait-il dès lors jouer tous les matchs dans l'après-midi comme c'est déjà le cas en Angleterre ou en Allemagne ? Pour Guillaume Gillet, l'idée mérite en tout cas d'être évoquée. "Ces championnats vivent à un rythme phénoménal. Programmer des matchs en journée permet une meilleure récupération. Si les grands championnats le font, c'est qu'ils ont de bonnes raisons, même si l'aspect financier joue certainement un rôle prépondérant. "



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