Goor : "J'étais frustré sur le banc de ce magnifique club"

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Anderlecht

Bart Goor quitte Anderlecht pour le GB après 226 matches et 41 buts : "Je ne suis pas usé!"

ANDERLECHT Samedi soir, 23h20. Pendant que sa compagne, la jolie modèle Tania Prinsier, l'attendait dans sa BMW, Bart Goor posait pour des photos avec des supporters. "J'ai vécu une soirée inoubliable", indiquait le nouveau transfert du GB, monté au jeu en remplacement de Deschacht à la 70e.

"Je ne m'étais pas attendu à cet adieu. C'était formidable de pouvoir fouler encore une fois la pelouse du club qui m'a tout donné. Au repos, l'entraîneur avait dit que - vu le score - je monterais au jeu. C'est pour retrouver le plaisir de jouer au football que je pars."

Cela faisait 7 matches ou deux mois - depuis votre remplacement à Zulte - que vous n'aviez plus joué une seule minute.

"En effet, mais je ne me sentais pas du tout la victime de ce 4-0. J'ai réalisé un bon match amical à l'Olympic mais l'entraîneur n'a plus compté sur moi. J'ai connu des moments très difficiles. Je ne voulais pas terminer ma carrière sur le banc, même si on sait qu'à Anderlecht, il y a tellement de concurrence que ce n'est pas une honte d'être sur le banc. Je n'acceptais tout simplement pas d'être réserviste."

Étiez-vous fâché sur Jacobs ?

"Fâché n'est pas le bon mot. Plutôt frustré. Comme tout réserviste, j'estimais que je méritais de jouer. J'ai parlé avec lui, il me comprend."

Regrettez-vous d'avoir resigné ?

"Pas du tout. J'ai beaucoup joué en début de saison. J'avais une grande envie. Si nous nous étions qualifiés pour la Ligue des Champions, on ne sait pas comment les choses auraient tourné pour moi. Croyez-moi : je ne suis pas carbonisé. En montant au jeu, j'ai montré que j'avais encore le niveau. Le jour où je me sentirai usé, j'arrêterai. Je ne veux pas me ridiculiser."

Parlons de votre nouveau club. Tout comme Proto, vous avez toujours été la cible des chants des supporters du GB.

"Quand on est joueur d'Anderlecht, on sait qu'on peut s'attendre à cela. Je n'ai jamais vraiment eu des problèmes avec les supporters du GB. Leurs actions ou chants ont toujours été ludiques. Quand on répète toujours la même chose, cela devient monotone. Mais au GB, ils sont très inventifs."

On suppose que vous allez surtout au GB pour Anthuenis.

"J'étais déjà en discussion avec le GB avant la désignation d'Aimé comme T1, mais je me réjouis à l'idée de travailler sous les ordres du coach avec lequel j'ai connu mes plus grands succès. J'ai toujours eu de la sympathie pour ce club très ambitieux, qui a sa place dans le subtop. Il y avait de l'intérêt d'autres clubs, mais le GB était si concret dès le début que je ne me suis pas focalisé sur les autres."



© La Dernière Heure 2008
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