Les Anderlechtois sont conscients du triste spectacle qu’ils offrent mais sont surtout heureux d’empiler les points.

Lundi soir, Anderlecht a pris une sérieuse option sur un ticket en playoffs 1 en alignant un troisième succès de rang en infligeant une première défaite à domicile à Charleroi. On ne voyait pourtant pas de larges sourires à la sortie des vestiaires, sauf quand on souhaitait bonnes vacances aux joueurs.

Les Bruxellois sont conscients du niveau de jeu qu’ils affichent ces dernières semaines. "On n’a pas fait un bon match, il faut être honnête", reconnaissait Bram Nuytinck. "C’était assez emprunté avec beaucoup de passes en retrait et peu de créativité. Même si le terrain n’aidait pas, on ne peut s’en servir comme excuse."

Le capitaine Sofiane Hanni ne peut qu’acquiescer. Quand on lui dit que ce n’est pas très amusant de regarder les matches du RSCA pour l’instant, il sourit. "Vous savez, on aimerait jouer comme le Barça mais on en est loin. On était en crise après la défaite à Zulte Waregem. On a bien remonté la pente en prenant beaucoup de points. On y va petit à petit. D’abord les résultats. On essaiera d’y ajouter la manière ensuite."

Si les Anderlechtois ne se vexent pas quand on leur parle de la qualité du jeu, ils insistent quand même sur un autre aspect, plus important dans le football moderne : la solidarité. "On joue comme des frères depuis quelques semaines", formule joliment Hanni. "On se bat tous les uns pour les autres et ça me rend très fier. C’est ça notre force pour le moment. Dans un passé récent, on était battu par des équipes pas plus fortes que nous parce qu’on ne s’investissait pas autant que notre adversaire. Ce n’est plus le cas aujourd’hui."

Ce bloc si cher à René Weiler est effectivement solide, même la réussite aide pas mal aussi. Comme à Gand, les Mauves ont été sauvés par les montants du but. "Qui va venir gagner ici ?" interroge Leander Dendoncker. "Et qui va venir gagner ici en produisant du football-champagne ? La pelouse de Charleroi est difficile à jouer et c’est un adversaire qui met beaucoup de pression. On doit pouvoir se satisfaire des trois points que nous prenons. N’oubliez pas que nous avons beaucoup de nouveaux joueurs avec un nouveau staff. Il fallait du temps et on commence à voir les résultats. La confiance s’accumule et c’est une bonne chose avant un second tour qui sera encore plus compliqué."

Avant cela, il y a les vacances, une semaine de congé avant le stage à La Manga. "Ça fera du bien", souffle Leander Dendoncker. "Mentalement, c’est une bonne chose de pouvoir couper une semaine."