Quand Hein Vanhaezebrouck contre-attaque, ça fait mal. L’ex-entraîneur du RSCA a tenu à réagir suite à différents articles parus dans la presse disant que tout était réglé dans le cadre de son licenciement le 16 décembre.

C’est totalement faux”, explique-t-il à nos confrères de Sporza. “Il reste encore une grosse somme de l’assurance groupe à payer.”

La situation est très compliquée car Vanhaezebrouck et la direction anderlechtoise ne sont pas sur la même longueur d’ondes. “Le club attend un accord, mais il n’y a pas d’accord à trouver puisqu’Anderlecht a décidé unilatéralement de mettre fin à notre collaboration. J’ai reçu un C4 mentionnant que l’accord était mutuel. Ce n’est pas juste.”

Dans l’impasse, Vanhaezebrouck a décidé d’attaquer Anderlecht là où ça fait mal : la licence. “À un moment, je me suis demandé ce que je pouvais faire et j’ai pensé à la licence. J’ai posé la question à mon agent (Ndlr : Mogi Bayat) et il m’a indiqué la personne de référence à la commission. Là, on m’a dit qu’Anderlecht avait expliqué que tout était réglé avec moi. C’est faux et c’est pour ça que je parle aujourd’hui. Ça va mettre plus de pression. Normalement, je n’aurais jamais fait ça car ce n’est pas mon but de mettre les clubs en difficulté. Mais là, il fallait faire quelque chose. Mon avocat a essayé de régler l’affaire des dizaines de fois mais rien ne bouge. Tout aurait dû être réglé en 30 jours et ça fait quatre mois. C’est ça le plus grand club du pays ? Je ne suis pas la seule victime parmi les licenciés. D’autres attendent leur argent. Le club engage des gens qui reçoivent des salaires (Ndlr : Arnesen, Zetterberg et Rutten) mais n’est pas capable de payer les personnes licenciées ?”

Vanhaezebrouck est aussi fâché que le club laisse filtrer des informations sur son contrat dans la presse. “J’ai lu des choses avec des détails très précis et beaucoup de choses sont vraies. Ce sont des choses qui ne sont connues que par les directeurs. Je ne sais pas lequel donne ça à la presse, mais ça ne se fait pas. Anderlecht plaide pour le respect de la vie privée quand il s’agit de blessures des joueurs mais ça ne vaut pas pour les détails d’un contrat apparemment…”

Derrière ces mots durs, Vanhaezebrouck vise évidemment le big boss du RSCA : Marc Coucke. “Le rachat d’Anderlecht est l’un des moins réussis de toute l’histoire des rachats dans un grand club. Si j’avais su ça à l’avance, je n’aurais pas accepté de venir à Anderlecht. Coucke est même venu dans le vestiaire à la mi-temps du match contre Gand. On jouait bien dans ce match pourtant. Le président disait aux joueurs qu’ils devaient être plus proches de leur homme et aller plus dans les duels. Incroyable ! J’ai dû être retenu par mes assistants. On n’attend pas ça dans un club comme Anderlecht. Ça mettait mon autorité en péril vis-à-vis des joueurs. Le club n’est plus ce qu’il était. Il n’y a plus qu’à changer le nom Anderlecht et il ne restera plus rien. Toute cette histoire autour de mon licenciement ne serait jamais arrivée dans le passé. Ce qui arrive actuellement à Anderlecht n’est plus en adéquation avec son standing.”

Le RSCA a tenu à réagir brièvement aux déclarations de son ancien entraîneur. “Contrairement à ce qu’il prétend, son indemnité de départ a été versée en totalité et selon les normes légales. Par ailleurs, nous ne souhaitons pas donner des commentaires sur les autres déclarations de Hein Vanhaezebrouck. Le club lui souhaite bonne chance dans sa future carrière.”

Le feuilleton est pourtant sans doute encore loin d’être terminé…