Il y a un an, des Anderlechtois assez nerveux se rendaient déjà à Sclessin pour la deuxième journée de playoffs…

ANDERLECHT L’histoire se répète. En un an de temps, Anderlecht se retrouve presque dans une situation identique dans la course au titre…

La saison dernière, le Sporting avait également raté ses débuts de playoffs (1-1 à domicile contre Courtrai) et la nervosité était palpable à tous les niveaux du club avant le déplacement à Sclessin. Les Anderlechtois y avaient forgé un partage (0-0) qui les avait quelque peu rassurés et permis de se relancer ensuite pour aller chercher le titre.

Il est assez étonnant de constater que mathématiquement, le Sporting vient de vivre deux saisons presque similaires. Sur ses 31 premiers matches, Ariël Jacobs avait même pris un point de plus. Pourtant, la plupart des supporters et observateurs semblaient affirmer qu’avec van den Brom, Anderlecht avait passé un palier…

Qu’en est-il réellement ? Sur base de ces deux instantanés de pré-Clasico, nous avons comparé ces deux Sporting.

Ce qui n’a pas changé

- Une défense solide mais distraite : sur l’ensemble de la saison, Anderlecht s’est montré assez hermétique derrière. Mais il a par moments commis de grosses fautes de concentrations… comme la saison dernière. Il faut dire que le quatre arrière est globalement resté le même.

- La relative irrégularité : cette saison, Anderlecht a connu une grosse baisse de régime après la trêve hivernale. La saison dernière, il avait là encore joué aux montagnes russes, mais à des périodes différentes. La dernière fois que le Sporting a vraiment survolé toute une saison, c’était lors du titre en 2009-2010.

- Les doutes des playoffs : il y a un an comme aujourd’hui, Anderlecht a entamé les playoffs avec en tête plus de questions que de réponses. Les doutes sont là. La saison dernière, ils s’étaient dissipés grâce à un succès à Gand (1-3) lors de la troisième journée. L’équipe actuelle a besoin d’un tel match référence.

Ce qui a changé

- Le fonds de jeu et la domination : la saison dernière, Anderlecht avait peu de possession et était presque devenu une équipe de contre. C’est dans ce domaine que van den Brom a surtout posé sa griffe : les Mauves ont retrouvé un certain fonds de jeu et sont redevenus une équipe très dominante. Reste maintenant à soigner l’efficacité.

- De la jeunesse… et de la fatigue : van den Brom a joué la carte jeunes et l’éclosion de Praet et Bruno sont en bonne partie à mettre à son crédit. Mais le coach néerlandais a aussi eu le revers de la médaille : ces jeunes connaissent aujourd’hui un creux logique. Comme d’autres titulaires d’ailleurs. Et van den Brom semble peiner à trouver des alternatives convaincantes.

- La rivalité pour le titre : il y a un an, Bruges était le seul concurrent valable. Sous Daum, il était solide défensivement mais proposait très peu offensivement. Cette saison, la rivalité s’est accrue, avec un surprenant Zulte en embuscade, mais aussi avec Genk, le Standard et Bruges qui estiment avoir encore un mot à dire. Le niveau général des PO1 semble meilleur cette année. Ce n’est pas forcément négatif pour Anderlecht, mais pour connaître la même issue qu’en 2012, il devra assez vite hausser son niveau.


© La Dernière Heure 2013