La conférence de presse se termine. Ariel Jacobs a pris le temps de répondre individuellement aux questions de chaque journaliste. Il faut dire qu'ils n'étaient que quatre à avoir fait le déplacement pour interroger le coach de Valenciennes, à quelques jours d'un déplacement dans la capitale synonyme de mission quasi impossible. Un match que l'ancien mentor des Mauves aborde visiblement comme les autres: "On a pris trois points contre Nice le week-end dernier, il n'y a pas un point de plus ou de moins à prendre contre Paris" confie Jacobs à l'équipe de BeDiables.be .

Malgré son implication dans la lutte pour le maintien en Ligue 1, Ariel n'oublie pas de jeter un coup d’œil de l'autre côté de la frontière. Et s'il dit suivre "de très loin" la situation d'Anderlecht, il est tout de même capable de citer sans sourciller le nombre de matches disputés et le total de défaites de "son" Sporting.

Une spirale négative qui pourrait amener un certain Besnik Hasi à enfiler le costume de T1 dans les semaines à venir. L'homme de l'ombre du staff mauve occupait déjà le rôle d'adjoint du temps d'un Ariel Jacobs qui définit le style de l'Albanais: "En tant qu'adjoint, vous n'avez pas toujours l'occasion de marquer le jeu de votre empreinte. Je crois que son approche du foot se rapproche de la façon dont il a toujours joué. Sur le terrain, il était au service de Zetterberg. C'est quelqu'un qui veut d'abord une bonne structure, une bonne organisation dans le jeu. Aller de l'avant, oui, mais si c'est possible." Et au moment de savoir si Hasi est prêt pour passer de l'ombre à la lumière, Jacobs ne se mouille pas: "Ça, on le saura seulement par après."


"J'ai l'impression que Romelu avait 25 ans quand je l'ai titularisé"

Lors de son époque bruxelloise, il a souvent été reproché à Ariel Jacobs de ne pas donner leur chance aux jeunes du centre de formation mauve. Le contraste avec un John van den Brom qui avait directement lancé Praet et Bruno dans le grand bain était flagrant aux yeux d'une bonne partie du public du Parc Astrid. Des accusations qui font sourire (enfin, façon de parler) l'ancien T1 du Sporting: "Il ne faut pas oublier que Matias Suarez avait 19 ans. Romelu Lukaku en avait 16. Ce sont les clichés de tant d’années et dont je ris à la fin. J’ai l’impression que Romelu avait 25 ans quand je l’ai titularisé. Pour moi, ce qui est le plus important, c’est de voir une ligne de progression, que j’ai vue avec Matias Suarez même si ça a duré trois ou quatre ans… Et quand je vois maintenant que ce groupe est en crise, et que les premières victimes sont les jeunes, est-ce qu’on n’a pas été trop vite en besogne avec eux ?"