Ariël Jacobs sait qu’il doit gagner, si Anderlecht veut être champion, mais ne se sent pas menacé

ANDERLECHT Anderlecht joue gros, ce soir à Genk. Ne pas gagner signifie qu’Anderlecht ne sera pas champion. Pour Ariël Jacobs, cela pourrait signifier un monde de différence.

À la conférence de presse d’hier, un journaliste de VTM lui a carrément posé la question : “Est-ce que vous vous voyez encore comme entraîneur la saison prochaine ?” Réponse de Jacobs : “J’ai encore un contrat, donc…” VTM : “Avez-vous encore envie de continuer ?” Jacobs : “Pourquoi pas ?” VTM : “Il y en a qui disent que ce sont vos quatre derniers matches.” Jacobs : “Alors, c’est ainsi. J’ai déjà entendu ça pendant ma première saison ici. Trois ans plus tard, je suis encore là.”

Un peu plus tard, il recevait une question similaire. “Ne serez-vous pas content quand la saison sera terminée ?” Jacobs : “Faire la vaisselle à la maison, ce n’est pas amusant non plus. Je vais vous étonner, mais la saison a été aussi compliquée que la saison passée (NdlR : il fait allusion aux blessures de Wasilewski et Polak). Seulement, tout s’est bien passé lors des moments cruciaux.”

Un moment crucial sera le match à Genk. “On avait déjà dit ça du match aller”, relativise Jacobs. “Mais on l’a gagné et on s’est retrouvé premier. Tout restera ouvert, même après cette journée. C’est le charme des playoffs. On doit gagner, mais c’est toujours ainsi. Ce sera deux fois aussi difficile, parce qu’on joue contre celui que tout le monde considère comme le grand candidat pour le titre. Il est fort possible que le champion ne sera connu qu’à la dernière journée.”

Anderlecht a souvent réalisé de bons résultats à Genk. Lors du championnat régulier, le Sporting y a également gagné quand ça chauffait. Jacobs : “Des déplacements à Genk sont souvent fructueux. Certaines équipes sont des bêtes noires, d’autres portent chance. Je sais que c’est relatif, mais c’est quand même une bonne chose.”



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