La nouvelle politique mauve a porté ses fruits plus vite que prévu

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ANDERLECHT La classe biberon d’Anderlecht enchaîne les victoires. Leur baby-sitter a le sourire : “Les jeunes s’imposent peut-être plus vite qu’on ne l’avait espéré” , se félicite Ariël Jacobs.

Comment expliquer qu’autant de jeunes parviennent à saisir leur chance sans que cela n’affecte les résultats ? Le talent pur n’est pas le seul élément.

“Deux autres choses sont importantes, expliquent Ariël Jacobs. Il y a la mentalité et la façon dont les jeunes sont acceptés par le reste du groupe. De mon temps, un jeune était censé rester dans son coin et écouter les conseils. Or, dans le football moderne, des plus grands clubs européens au niveau amateur, j’entends de plus en plus dire que les jeunes imposent leur loi… Ce n’est pas du tout le cas ici : ils sont très à l’écoute et ils ne font pas de caprice. Même si on leur rappelle tous les jours… Avec le staff, nous sommes d’ailleurs disposés à encore plus aller vers eux.”

Le mentor du Parc Astrid croit en ses élèves… même si la route est encore longue.

“Il faudra voir comment ils réagissent s’ils jouent mal trois matches de suite… Car le potentiel et les qualités ne suffisent pas. Cela dit, ils ont montré qu’ils étaient costauds mentalement. Le public critique d’Anderlecht s’en est aperçu.”

L’équipe anderlechtoise a pris un tel coup de jeune que certains joueurs, encore loin d’être trentenaires, sont déjà devenus les joueurs les plus expérimentés. C’est notamment le cas de Roland Juhasz. “Je ne me sens pas du tout comme un père dans ce groupe très jeune, sourit le défenseur hongrois. D’ailleurs Silvio est plus âgé que moi ! Avec eux, j” ai même l’impression d’avoir rajeuni… Je n’ai que 26 ans : ce serait différent si j’en avais 35, car l’écart serait énorme. Je suis encore dans le coup : je peux encore parler avec eux des derniers films ou des jeux vidéos…”

Lucas Biglia est dans le même cas que Juhasz : à 23 ans, il se retrouve déjà dans la peau d’un conseilleur pour les jeunes Mauves . “Ce vent de fraîcheur est extrêmement positif, remarque l’Argentin. Mais il est aussi important d’encadrer tous ces jeunes avec des joueurs d’expérience, qui peuvent parfois les calmer. C’est ce que j’essaie de faire.”

Du côté des jeunots, on ne se pose pas trop de question. Comme le disait Jacobs, c’est ce qui fait leur force. “Jeunes ou pas, quand on monte sur le terrain, on n’a qu’une chose en tête : gagner” , conclut Matias Suarez, du haut de ses 21 ans.



© La Dernière Heure 2009