Le jeune Tchèque parle pour la première fois du but contre son camp à Belgrade

ANDERLECHT Depuis son fameux but contre son camp à Belgrade, Jan Lecjaks est connu dans le monde entier. Et depuis la blessure d’Olivier Deschacht, le 24 octobre, le jeune Tchèque est titulaire au Sporting. Ce soir, contre Lokeren, il jouera son onzième match consécutif.

Mais Jan n’est pas le plus loquace des footballeurs : il ne s’était pas encore exprimé une seule fois dans la presse. Jusqu’à cette interview-ci, accomplie avec l’aide d’un traducteur.

Votre but à Belgrade totalise environs 300.000 visites sur You Tube.

“(Petit sourire) Il faut dire que c’était un joli but, hein. J’ai déjà souvent regardé le film moi-même. Chaque fois, je me demande : ‘Mais comment as-tu pu être si bête ?’ Pourquoi n’as-tu pas fait un autre choix ?’ Heureusement, j’ai inscrit un autre joli but, qui est visible aussi sur You Tube, dans le bon camp. J’avais marqué d’un tir à distance, pour Viktoria Pilzen.”

Comment expliquer cette fausse queue du 18 août ?

“Je voulais dégager le ballon en force, mais je l’ai mal touché à cause d’une bosse sur le terrain. J’ai placé le cuir dans la lucarne de Proto. Mon monde s’effondrait. C’était mon 1er match pour Anderlecht. Et c’était le tour préliminaire de la C1. J’en ai été malade pendant une semaine. C’était dans tous les journaux en Tchéquie, et c’est passé à la télé. J’ai décidé que ni ma famille, ni moi n’en parlerions, afin que je digère cette mésaventure. C’est la première fois que je m’exprime à ce sujet.”

Anderlecht a été éliminé et a perdu 15 millions.

“Je n’ai pas coûté 15 millions à Anderlecht, hein. Le 2-2 à Belgrade était un bon résultat, mais on n’a pas su assurer la qualification au match retour (NdlR : Anderlecht a été éliminé aux tirs au but). L’entraîneur et mes coéquipiers ne m’en ont pas voulu. Ces derniers ont même ri de moi. J’étais le meilleur attaquant du Sporting…”



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