L’ancien buteur des Mauves est lui aussi sous le charme de Lukaku…

“Je ne voulais pas finir à un bas niveau”

BELGRADE Nenad Jestrovic est un charmeur : il porte toujours Anderlecht dans son cœur et il le fait savoir. Guère rancunier, il n’égratigne personne, pas mê- me ceux qui l’avaient poussé vers la porte de sortie…

Un club comme le Partizan aurait-il vraiment sa place en Ligue des Champions ?

“S’il élimine Anderlecht, il l’aura bien méritée ! Car le Sporting reste un grand club… et je souhaite sa qualification. Je resterai toujours un supporter des Mauves. J’avais une relation géniale avec les supporters. Anderlecht est le club qui m’a donné le plus; j’espère lui avoir donné des choses en retour. Le Sporting, c’est le club numéro un dans mon cœur, devant l’Étoile Rouge.”

L’Anderlecht actuel est-il plus fort que l’Anderlecht de votre époque ?

“À l’époque, nous avions de très grands joueurs, mais le Sporting d’aujourd’hui a aussi beaucoup de qualités. Les matches du Sporting passent souvent sur la chaîne sportive serbe et Anderlecht est très connu ici. C’est une équipe jeune, qui reste sur une saison impressionnante. Ce que Lukaku parvient à faire à 17 ans, c’est incroyable. Quelle puissance, quelle mentalité… être meilleur buteur en Belgique, c’est tout sauf évident : c’est un championnat où il est très difficile de s’exprimer car il est tourné vers la défensive. Mais le plus extraordinaire, c’est que Lukaku parvient aussi à faire la différence sur la scène européenne.”

Que retenez-vous de votre passage à Anderlecht ?

“J’ai remporté un titre et chaque année, nous disputions la Ligue des Champions. J’ai aussi eu le plaisir de côtoyer de très grands joueurs comme Zetterberg, Mornar, Aruna ou Wilhelmsson.”

Et vos entraîneurs au Sporting ? Vous en gardez de bons souvenirs ?

“De très bons, tant avec Anthuenis qu’avec Broos et Vercauteren. Je ne pourrais pas vous dire qui était le meilleur des trois. Ce sont des grands messieurs. À eux trois, ils ont gagné six titres : cela force le respect car ce n’est pas donné à tout le monde. L’un de mes joueurs préférés, Gabriel Batistuta, n’a, par exemple, gagné qu’un seul titre dans toute sa carrière…”



© La Dernière Heure 2010