Muet à Genk puis, samedi, à Charleroi, Aleksandar Mitrovic connaît un petit coup de mou. C’est surtout dans le jeu que le Serbe déçoit en ne pesant pas autant sur les défenses adverses que son physique pourrait le laisser imaginer. "Vous oubliez qu’il est toujours en phase d’apprentissage", réagit Nenad Jestrovic, agent du transfert le plus cher de l’histoire du Sporting. "Cela arrive à tout le monde d’être mauvais durant une rencontre. Moi aussi, j’étais mauvais parfois. Le plus important, c’est de continuer à empiler les buts."

Et Nenad Jestrovic ne se fait pas de souci à ce niveau. L’ancien avant-centre mauve tient les comptes depuis le début de la saison : "Mitrovic a marqué treize buts et il a donné sept assists . Il est donc impliqué sur vingt actions décisives. Je prends en compte ses trois buts avec le Partizan avant son transfert, l’équipe nationale et, bien sûr, Anderlecht. En Belgique, il en est à six buts et quatre assists . Qui peut en dire autant à 19 ans ?"

L’agent de joueurs balaie aussi les critiques sur le manque d’implication dans le travail défensif de son poulain.

"C’est un bosseur. Aussi bien en match qu’à l’entraînement", insiste-t-il. "Parce qu’il arrive sur le terrain avec une crête, on imagine qu’il passe sa vie chez le coiffeur. C’est totalement faux. Mitrovic est un grand professionnel qui a envie d’apprendre et qui est conscient qu’il doit encore apprendre. Il est venu à Anderlecht avec un seul but : se préparer à un grand club d’un grand championnat. Il sait que cela passe par du boulot et encore du boulot."

Pour faire taire toutes les critiques, Nenad Jestrovic ne connaît qu’une seule recette : secouer les filets. "Ce serait super qu’il parvienne à marquer mercredi contre le Benfica. Pour cela, c’est assez simple : il n’a qu’à imiter son manager (NdlR : Jestrovic avait marqué l’un des trois buts anderlechtois contre le Benfica en 2004 lors d’un mémorable succès 3-0 en préliminaire de Ligue des Champions). Pas compliqué hein, il a l’exemple sous les yeux." (Rires.)