L’histoire d’amour a duré huit ans. Elle a été très belle, dans l’ensemble. Sauf durant la dernière de ses huit années…

Arrivée à Anderlecht en 2005, Roland Juhasz a rompu son contrat hier, en accord avec le club. Le Hongrois avait encore un bail valable jusqu’en juin 2014, mais c’est un euphémisme d’écrire que John van den Brom ne comptait pas sur lui...

Bien sûr, dans ce genre d’affaires, les torts sont toujours partagés. Mais on reste persuadé qu’après tout ce qu’il a apporté à Anderlecht, Juhasz aurait mérité bien plus de respect la saison dernière...

"Je suis enfin libre", nous expliquait le Hongrois hier. "Mais je ne suis heureux qu’à moitié parce que j’avais envisagé un tout autre départ d’Anderlecht. Bien sûr que je suis en colère. Pendant huit ans, Anderlecht a été une partie de ma vie. Mais à l’arrivée de John van den Brom, on m’a mis de côté. J’ai même dû m’entraîner avec les Espoirs... Il y a quelques jours, j’ai encore essayé d’avoir une conversation avec van den Brom, mais cela n’a mené à rien. Je n’ai jamais eu le moindre contact avec lui... Je n’en dirai pas plus. Je souhaite quand même le meilleur à mes ex-équipiers et à la direction."

Et maintenant ? Juhasz n’est pas inquiet pour son avenir ? "Je trouverai vite un club. Videoton est l’une des possibilités mais l’étranger aussi. J’exclus en tout cas un autre club belge. Dans votre pays, je ne pourrais pas jouer pour une autre formation qu’Anderlecht. Ça, ça ne changera jamais. J’espère d’ailleurs que je pourrai revenir pendant un match pour dire au revoir aux supporters d’Anderlecht, qui ne m’ont jamais laissé tomber."

Eux...