Zéro but et zéro passe décisive depuis son arrivée à Anderlecht. Kemar Lawrence (28 ans) n’est pas celui qui aide le Sporting à améliorer ses stats offensives, faméliques en 2021 (un seul but de plein jeu en championnat). Il avait pourtant la réputation d’apporter beaucoup de danger sur le flanc gauche aux États-Unis. Et les Jamaïcains l’ont même surnommé Taxi pour sa capacité à envoyer la gomme sur son côté.

Hep taxi ? "En Belgique, je suis devenu un Uber", rigole l’un des Anderlechtois les plus sympas. L’idée est là : un taxi roule sans cesse, dans l’attente du client. Le Uber choisit ses courses, quand il y a un appel. "Anderlecht joue différemment de ce que j’ai pu connaître. J’ai une liberté totale de l’entraîneur mais je dois bien réfléchir avant de monter. Les conditions doivent être réunies pour que l’équilibre de l’équipe reste. Je suis avant tout un défenseur, malgré mon surnom et ma réputation."

Contre Gand dimanche passé, la première montée de Lawrence a offert la plus grosse occasion anderlechtoise, manquée par Mukairu. "Ce n’est pas moi qui vais faire la différence seul. L’équipe tourne vraiment bien. À l’entraînement, on marque tout le temps mais pas encore en match. On en vient presque à en rigoler. On sait que ça va finir par rentrer."

Ce sont les stats défensives de Lawrence qui lui ont fait prendre le dessus sur Mykhaylichenko. Il est probablement le meilleur Mauve dans l’art du contre-pressing. "Il y a la règle des 6 secondes, le temps que tu as pour récupérer le ballon après l’avoir perdu. Il faut harceler l’adversaire pendant ces 6 secondes. C’était déjà ainsi quand je jouais à New York, j’y suis habitué. Je suis là pour offrir une deuxième chance aux attaquants quand ils perdent le ballon."

Christophe Franken