L'attaquant anglais s'est confié au Daily Mail sur son expérience à Anderlecht et son année passée à Leeds sous les ordres de Marcelo Bielsa.

Et de dix. C'est à l'occasion de la déroute subie à Ostende que Kemar Roofe a disputé son dixième match sous le maillot d'Anderlecht. Sans doute l'avant-centre espérait-il que ce premier cap ne découlerait pas sur une défaite chez des Côtiers dans le dur, qui plus est avec un péno raté sorti de ses pieds. Un dimanche aprèm' à oublier, qui n'a pas empêché le joueur vingt-six ans de s'exprimer dans les colonnes du Daily Mail. Morceaux choisis.

Son arrivée à Anderlecht: "Je suis venu ici pour gagner des trophées. Ça a toujours été mon but de remporter des titres et des coupes, de me qualifier pour l'Europe, de disputer la Ligue des Champions ou l'Europa League. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai choisi Anderlecht et non pas d'autres clubs de Premier League qui étaient intéressés. Le Sporting peut être l'endroit idéal pour atteindre mes objectifs. On peut y parvenir. Tout le monde serait déçu si on n'y arrivait pas. Après le nul contre Waasland-Beveren, on est venus saluer nos supporters pour les remercier, mais ils ne voulaient pas nous voir. J'avais vu les trophées, les maillots et les photos des grands joueurs dans les installations du club, mais c'est ce jour-là que j'ai réalisé à quel point c'était un grand club. Ils s'attendent à ce qu'on remporte chaque match. On doit gagner et avec style."

Sa relation avec Kompany: "Quand j'ai reçu ce coup de fil de Vincent Kompany, je ne pouvais pas dire non. J'ai grandi en le regardant jouer en Premier League comme le capitaine légendaire qui gagnait des titres et dominait les matches depuis la défense centrale. Je n'arrivais même pas à croire qu'il me connaissait. C'est ce que je lui ai dit. Il a simplement rigolé et m'a dit qu'il regardait beaucoup de football. Il connaissait mon style, ce dont j'étais capable et ce qu'il voulait que j'améliore. Ce n'était pas une conversation où il me flattait outrageusement pour me faire signer. Il était honnête. Il m'a dit ce qu'il appréciait et ce qu'il aimait moins. Les gens sous-estiment la difficulté d'être un manager, un joueur, un père et un mari. Il est la principale raison qui m'a poussé à venir à Bruxelles. J'apprends beaucoup de lui."

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Le foot sous Bielsa: "Il est arrivé et a changé beaucoup de choses. Mais en deux semaines, on a réalisé à quel point c'était simple. C'est un signe de génie, vraiment. On se demande comment on n'y a pas pensé avant. On sortait du terrain lessivés. On était vidés. Avant chaque match, on travaillait dans cinq formations différentes et sur notre rôle individuel dans chacune d'entre elles. Parfois, quand je jouais comme numéro 9, c'était comme si j'évoluais en tant que milieu central, et ce afin de nous permettre d'être mieux placés pour attaquer quand on avait le ballon. On pouvait défendre à une position précise et attaquer dans une autre. On faisait des onze contre onze au moins une fois par semaine et c'était plus dur qu'un vrai match. Il hurlait, hurlait et hurlait encore. S'il nous voyait marcher, il était sur nous, à gueuler. Aucun répit. On devait être à 100%. Nos statistiques montrent que ça ne nous a pas cramés pour autant. Il a même augmenté la cadence en cours de saison. On vous dit que vous ne pouvez courir qu'un nombre limité de kilomètres sur le terrain durant la semaine avant un match, mais il bazardait ces théories. Son style était rapide, offensif, agressif, positif. Cela me correspondait parfaitement. Et j'ai appris que le corps peut supporter bien plus qu'on ne le croit."