"Je n’aime pas sortir du sujet du match contre Malines mais bon… c’est Thomas Vermaelen." Vincent Kompany sourit. Un rictus qu’il doit à l’amitié et au respect qui le lient au nouvel adjoint de Roberto Martinez chez les Diables rouges.

Le sachant toujours à la recherche de profil pouvant pousser Anderlecht vers le haut, nous l’avons interrogé sur de possibles contacts entre les deux hommes pour qu’il intègre le staff du RSCA. "Je l’ai contacté un an trop tôt", sourit Kompany. "Il voulait encore jouer au football. Puis, ce n’est pas le même job en club. Ici, c’est non stop. Avec les Diables, il pourra encore avoir un peu de temps libre et profiter de sa famille. Personnellement, je n’ai pas vraiment pu profiter d’une année sabbatique. (rires)"

Vermaelen et Kompany sont assez semblables : défenseurs centraux, talentueux mais souvent touchés par les blessures. Sauf que Kompany a réussi à aller un cran plus haut que Vermaelen.

"Il a eu une carrière magnifique et a été un équipier phénoménal pour moi. Malgré les blessures, il a joué à Arsenal et au Barça. Et puis, il était encore à l’Euro l’été dernier. C’est un grand pro mais surtout un très grand talent. Pour moi, il avait les qualités pour évoluer aux côtés de Gérard Piqué à Barcelone. Son passage vers le rôle d’entraîneur est, selon moi, tout a fait naturel. Il va beaucoup apprendre avec Martinez et apportera énormément au groupe des Diables."

Kompany et lui sont désormais les pionniers du coaching de la génération dorée. "Et nous ne serons pas les derniers. Dries (Mertens), Jan (Vertonghen) et bien d’autres viendront un jour en Belgique pour faire passer notre football dans une nouvelle dimension. Nous possédons une génération dans laquelle de très nombreux joueurs ont joué dans les meilleurs clubs européens et ont connu les meilleurs coachs."