Mathias, je ne t’ai pas vu déblayer le terrain." Vincent Kompany taquine son attaché de presse en faisant référence à ce qui est devenu la photo du jour : le coach d’Anderlecht, pelle en main, dégageant la neige à Neerpede. "Tout le monde a aidé : le staff, le marketing, etc. Ça m’a fait plaisir."

Un moment de détente et de solidarité dans un contexte tendu. Anderlecht joue (partiellement, n’oublions pas la Coupe) sa saison sur deux matchs.

"Nous sommes dans un bon flow et voulons poursuivre sur cette voie. Nous avons bien joué contre Gand sans gagner. La situation est ce qu’elle est. Nous ne pouvons pas influencer ce qui se passera ailleurs, juste gagner nos deux matchs."

Et même avec un tel résultat, Anderlecht devra peut-être se contenter d’une cinquième place et des playoffs 2. Un scénario qui se répète pour Kompany. La saison passée, il a dû se battre un long moment pour être en playoffs. Et pareil quand la compétition s’est arrêtée en 2020.

"Je n’ai pas attendu d’être entraîneur pour gérer des moments de pression. J’ai souvent été dans ce genre de situation. Il ne faut surtout pas passer la nuit à se fatiguer en calculant. Nous devons créer notre bulle et ne pas commencer le match avec des émotions qui pourraient nous coûter notre concentration."

Il plaisantait même en disant qu’il n’avait plus rien en main car il n’est plus sur le terrain. "Je ne pense même pas être assez en forme pour jouer un gala comme le match en l’honneur d’Olivier Deschacht", a-t-il plaisanté.

Son expérience sur le terrain comptera quand même. Kompany a d’ailleurs levé un coin du voile sur la manière dont il approchait le money-time d’une saison à l’époque où il défendait les couleurs de Manchester City.

"Je savais que les autres allaient commettre une erreur", affirme-t-il. "En restant calme et en ayant une méthode de travail, on fait plier les autres et on finit par prendre l’avantage."