Anderlecht a bien joué le coup au Standard en exploitant les failles des Rouches et en se montrant très efficace devant et derrière. Une des raisons de la victoire est le passage en 4-4-2. "L’aspect offensif colle désormais mieux à la formation défensive", résume Kompany.

Le passage à deux pointes a, à défaut de proposer un football champagne, permis à Anderlecht de mettre fin à cinq mi-temps sans le moindre tir cadré. "Il y avait une envie de se créer plus d’occasions, de revenir à l’essentiel et faire en sorte qu’on ne refuse pas les appels de nos attaquants. S’ils font de bons appels et qu’au troisième, ils n’ont toujours pas reçu le ballon, cela frustre et peut-être qu’ils ne feront plus la bonne course la fois suivante. Cela nous rend plus prévisibles et plus faciles à bloquer par les défenseurs. Il faut apprendre à reconnaître les espaces et les phases de jeu."

Vincent Kompany dit qu’il doit aider ses joueurs à comprendre les situations. Il affirme d’ailleurs ne pas être contre les longs ballons comme ses joueurs l’ont montré à Sclessin. "On ne balancera jamais pour balancer. Mon jeu est basé sur la création d’espaces. Si un joueur en voit à distance, il peut allonger. La clé est la manière de créer l’espace. Nous aurons des moments de football de qualité et d’autres moins. Nous étions tombés dans la facilité il y a quelques matchs de cela et tous les ballons étaient contrôlés dos au but. On ne pouvait pas rester dans cette dynamique."