Wesli De Cremer et Jasper Vergroote sans doute plus encore que les buteurs Rabbi Matondo et Franck Kanouté. L’arbitre principal et le responsable du VAR ont dérangé les Anderlechtois mercredi soir. Avec évidemment une phase dans le viseur : l’exclusion de Wesley Hoedt avant la demi-heure. Une jaune transformée en rouge par la vidéo.

Vincent Kompany était très énervé au bord du terrain. Après la rencontre face aux journalistes, la colère était plus froide. "Est-ce que je suis fâché sur l’arbitrage ? Disons que j’ai encore des phases en tête. Raman contre Malines dimanche passé, Amuzu face au Standard. Chaque fois le VAR intervient contre nous. Normalement, ce sont des phases 50-50 mais pour l’instant, j’ai l’impression que c’est plus du 51-49 contre nous…"

Lior Refaelov disait pratiquement la même chose au même moment à un autre endroit du stade : "Quand c’est une décision 50-50 ou qu’il y a un doute, ça tombe toujours contre nous ces dernières semaines. Je ne comprends pas pourquoi, nous sommes très fair-play et respectueux de l’arbitre et des adversaires."

"La classe individuelle"

Dans le camp anderlechtois, on estime que cette exclusion a tout changé. "Avant la rouge, on était en train de prendre le dessus sur le Cercle", analyse Kompany. "On arrivait doucement à se sortir des phases de pressing. Au début, on a souffert mais ce n’est pas anormal quand la fraîcheur est là. On commençait vraiment à trouver notre rythme puis il y a ce tournant avec la carte. Après, on n’avait plus rien à dire dans ce match, c’était juste au caractère. On ne créait plus rien mais le Cercle n’avait pas beaucoup d’occasions non plus. La différence est venue par la classe individuelle (de Matondo) avec un tir de trente mètres."