Vincent Kompany est venu rapidement en conférence de presse après la rencontre. Un exercice difficile après nonante minutes si agitées émotionnellement. Cela a parfois demandé un effort sur les questions autour de l’arbitrage mais il a su rester calme face aux journalistes.

Comment analysez-vous le moment clef : la carte rouge ?

"Moment clef ? Cela change tout, oui… Je tiens à dire que ça n’a rien de personnel avec cet arbitre. C’est plus par rapport à ma vision de ce sport. Le football devient de plus en plus intensif, de plus en plus rapide. Il faut que les arbitres s’adaptent. Kemar va dans le duel pour intercepter la trajectoire du ballon, pas pour toucher le joueur. Il ne peut pas blesser son adversaire sur un tacle de ce genre."

Lawrence y va quand même fort.

"L’image est mal interprétée car il a la jambe tendue. On peut tous avoir notre interprétation mais moi, c’est le football que je veux voir. On parle toujours de prudence mais on peut mettre de l’intensité sans aller pour blesser. Il faut laisser jouer."

Anderlecht n’aurait-il pas dû mener de deux ou trois buts avant cette phase litigieuse de toute manière ?

"On aurait pu marquer. On aurait peut-être dû. Je vais retenir ce qu’on a montré à onze contre onze. On était dans un très bon tempo et Eupen se posait vraiment des questions. Ça n’allait que dans un sens mais on n’arrive pas à faire la différence. Après on se retrouve à dix, il doit juste jouer au courage. Ce que je retiens, c’est notre match à onze contre onze. Je veux revoir les mêmes intentions la prochaine fois."

Deux matchs et deux défaites pour débuter l’année. Ne craignez-vous pas une spirale négative ?

"Non. On se crée beaucoup d’occasions et on n’en concède pratiquement pas, à onze contre onze en tout cas. Je crois toujours que notre prochain match sera celui où tout va commencer à rentrer."

Le premier but eupenois est venu d’une erreur de Wellenreuther et…

"(Il coupe) Ce qui est arrivé après la rouge n’a aucun sens. Timon a été très fort pour nous jusqu’à présent. On est très stable derrière."

“Ne pas pointer du doigt notre gardien”

Les joueurs d’Anderlecht avaient la mine basse. “Les débuts étaient bons”, dit Delcroix. “Il y avait de l’intensité, des opportunités.” Et Ait El Hadj d’ajouter : “Mais il faut apprendre à tuer.”

Les Mauves sont restés assez sobres bien qu’interrogatifs envers la décision d’exclure Lawrence. “Il n’y a pas rouge, non ?”, a demandé Nmecha en se tournant vers la salle de presse.

Quant à la grosse bourde de Wellenreuther, c’était silence radio. “Ne pointons pas d’équipier du doigt”, affirme Delcroix. “Nous devions être sur le deuxième ballon.”