Les rôles se sont inversés. Anderlecht n’est plus un géant et le Cercle n’est plus un petit. Si cela ne se traduit pas au classement, le Cercle compte bel et bien un large avantage financier... sur le papier. Les Brugeois sont évidemment bien aidés par la trésorerie monégasque, club auquel appartient le Cercle depuis quelques années déjà. Et cette saison plus que les autres est marquée par l’investissement financier des Principautaires.

En additionnant les dépenses consenties par le Cercle et Monaco pour acquérir les joueurs formant le noyau actuel des Vert et Noir, le compteur affiche 34,9 millions.

La direction du club français a prêté plusieurs joueurs sur lesquels elle a investi un total de 22,5 millions, dont 10 millions rien que pour Pavlovic et Marcelin, respectivement transférés du Partizan Belgrade et d’Auxerre.

De ce total, le Cercle a directement (bien qu’aidé par l’ASM) déboursé 12,4 millions pour des joueurs comme Didillon, Vitinho, Denkey, da Silva Lopes ou Hotic.

Anderlecht n’arrive même pas au montant déboursé par le Cercle à lui seul. Pour composer son effectif actuel la direction bruxelloise a dû faire au mieux avec un budget ultra-serré.

En cumulant la grosse vingtaine de joueurs du noyau A, on arrive à un total déboursé de 11,9 millions, soit le tiers du Cercle.

L’ancien management du Sporting est en partie responsable de ce montant. Il est gonflé par les transferts, qui datent, de Trebel (3,5 millions) et Cobbaut (3). Sans ces deux joueurs, Anderlecht aurait un effectif à un peu plus de cinq millions. Deux recrues dépassent la barre du million d’euros : Van Crombrugge (2,3) et Lawrence (1,2).

Ce calcul est effectué sur base du noyau actuel, sans compter les joueurs prêtés. La nouvelle direction n’a pas fait que des transferts à faible coût : Bundu a coûté près de trois millions pour être prêté à Copenhague jusqu’en fin de saison.

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