Kanu et Anderlecht dans son entièreté sont enfin focalisés sur l’avenir

ANDERLECHT Sans chercher de faux-fuyant, les Mauves avaient avoué dans un bel ensemble que la rencontre face au Partizan Belgrade disputée quatre jours plus tôt trottait encore dans les têtes au moment d’accueillir Zulte Waregem. Ils eurent le bon goût de ne pas servir cela comme excuse mais tout le monde sait que le mental est un élément aussi important si pas plus que le physique, la technique ou la tactique.

La coupure forcée pour cause d’obligations nationales et le temps ont fait leurs effets. Cette douloureuse page de l’histoire de cette nouvelle saison est effacée des disques durs anderlechtois. “Je dois bien avouer que cela a hanté nos esprits pendant de longues heures et plusieurs jours après l’élimination”, reconnaissait Kanu. “Aujourd’hui, on a fait notre deuil de la Ligue des Champions et on est focalisé sur la compétition nationale et l’Europa League qui se profile à l’horizon dans une semaine. Je ne peux m’exprimer pour mes équipiers mais, en ce qui me concerne, la page Partizan est tournée.”

Présenté lors de son arrivée en Belgique comme un attaquant, le gaucher brésilien a livré ses meilleures prestations un cran plus bas, sur les flancs. “Je me sens plus à l’aise dans l’entrejeu mais, si l’entraîneur juge qu’il a besoin de moi en attaque et que je peux y rendre des services au groupe, je m’y donne sans réserve. Marquer un but comme à Lokeren constitue le bonheur suprême; j’affectionne tout autant d’offrir une passe décisive à un équipier.”

Pas toujours titulaire à part entière, Kanu n’hésite plus à redoubler d’ardeur au travail en semaine pour tenter de convaincre son coach. “J’ai déjà progressé à pas de géant mais je dois encore m’améliorer dans de très nombreux domaines. Et ce, afin d’obtenir la confiance sans réserve du staff. Je sens que je vis une bonne période, sportivement et sur le plan privé. Je ne veux pourtant pas me reposer sur ces frêles lauriers.”


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