Le gardien espagnol joue son avenir ce jeudi soir : il n’a pas droit à l’erreur.

Il a passé son premier test avec grande distinction, Ruben. Ce jeudi soir, on saura ce que l’Espagnol vaut vraiment. Logiquement, il sera pris d’assaut plus d’une fois. "Il est prêt", nous dit-on dans son entourage.

Malgré ses 32 ans, Ruben n’avait jamais joué en Coupe d’Europe. À Barcelone, il était en tribune ou sur le banc. Et ses autres clubs - Malaga, Vallecano, Almeria, Levante et le Deportivo - ne jouaient pas sur la scène continentale quand Ruben était là.

Inutile de dire que le remplaçant de Roef a savouré le match de la semaine passée, dans lequel il s’est montré très sûr dans ses interventions. Son arrêt devant Dzyuba en fin de match a convaincu ceux qui se demandaient pourquoi Anderlecht devait aller chercher le numéro 3 du 16e de la Primera Division.

Ruben a intérêt à ne pas encaisser deux buts ou plus ce soir, parce qu’il ne jouera qu’en Coupe d’Europe, cette saison. Boeckx a tellement de crédit auprès de René Weiler, que la hiérarchie n’est pas mise en doute. Même si Ruben arrête tout ce soir.

Pourtant, avait-il dit lors de son arrivée, il venait à Anderlecht pour jouer et non pas pour prendre des vacances.

Ruben a signé sans option d’achat. En principe, il retourne donc au Deportivo La Corogne en fin de saison. Mais ses prestations (en Coupe d’Europe) devront l’aider à trouver un nouveau club, où il sera à nouveau numéro 1.

Entre-temps, il s’amuse bien à Anderlecht, qu’il considère comme un club familial et professionnel à la fois. Et il s’est bien intégré dans le groupe. Il passe évidemment la plupart de son temps avec son compatriote Diego Capel - mercredi matin, ils étaient voisins dans l’avion - mais son anglais est suffisant pour communiquer avec tout le monde. Tout le club espère pour lui qu’il sera l’homme du match ce soir. Y compris Frank Boeckx.