Entre les critiques, le décès de son papa et le titre, René Weiler a vécu une première saison à Anderlecht qu’il n’oubliera jamais.

Juste après le coup de sifflet final, René Weiler est monté sur la pelouse les bras au ciel. Puis il est tombé dans les bras d’Herman Van Holsbeeck, un de ses rares soutiens dans le club à la fin de l’automne. Avant de répondre aux questions de la presse, il a donné congé à ses joueurs ce vendredi. "Place à la fête maintenant. On l’a tous mérité. Je ne sais si ce sera au champagne ou à la bière pour moi mais peu importe : je veux me lâcher."

Vous avez été très critiqué, au club par certains dirigeants, par une bonne partie des supporters et par la presse. Ce titre prend-il aussi la forme d’une revanche ?

"Je n’aime pas le mot revanche mais je suis heureux de ce qu’on vient de réaliser. Je n’ai pas compris pourquoi on me critiquait autant mais j’ai continué à faire mon job. Je suis un jeune coach mais je savais que je travaillais bien et j’ai toujours cru qu’on pouvait y arriver."

Roger Vanden Stock a déclaré que ce titre était avant tout votre mérite.

"C’est un très beau compliment. C’est la preuve que j’ai bien fait mon travail. Mais c’est évidemment le mérite de tout le club. Mes joueurs ont été très bons et sont petit à petit montés en puissance. Certains ont même fait une saison formidable."

Avec toutes ces critiques, avec le décès de votre papa en janvier et avec ce titre au final, avez-vous vécu l’année la plus émouvante de votre vie ?

"Oui, peut-être bien. Il y a énormément d’émotions cette année. Des positives et des négatives. Ça se termine très bien aujourd’hui et je suis vraiment heureux. Très fatigué mais heureux."

Hormis un titre de D2 suisse en 2013, votre palmarès était vierge. Ce championnat remporté est aussi important pour votre carte de visite.

"C’est vrai qu’un entraîneur a besoin de titres pour être respecté. Mais, très honnêtement, je suis surtout heureux de la régularité qu’on a pu trouver cette saison. Bravo à tous les joueurs et à tout mon staff."

Ce titre vous ouvre aussi les portes de la Ligue des Champions, une compétition que vous allez découvrir.

"Cette Ligue des Champions attire tous les amateurs de football. C’est une compétition excitante et je rêvais de la découvrir. Ce sera le cas à partir du mois de septembre."

Avant de vous laisser partir faire la fête à Anderlecht, à qui pensez-vous ?

"À ma famille. À ma femme et à mes enfants. Je me réjouis de pouvoir profiter de ces moments de joie avec eux."