Comment expliquer la si mauvaise première mi-temps d’Anderlecht ? Selon le T1 ad intérim Weijs, la réponse était la fatigue physique à la suite du match de Coupe contre Eupen.

Majeed Ashimeru, lui, avait une autre explication. "Pour moi, il s’agissait d’un problème mental", dit le Ghanéen d’Anderlecht, devenu titulaire indiscutable. "On était tellement contents d’avoir atteint la finale de la Coupe de Belgique - une chose qui n’était plus arrivée depuis longtemps (2015) - qu’on a loupé notre première mi-temps. On était encore sur un nuage."

À la mi-temps, les choses ont été mises au point. "Non, pas par Vincent Kompany, indique Ashimeru. On ne l’a vu qu’après le match. On s’est dit qu’on devait se racheter. On savait qu’on gagnerait le match. Le but de Refaelov nous a libérés. J’avais le 2-0 au bout du pied ; j’aurais dû servir mon ami Kouamé."

Bref : la qualification pour la finale a failli coûter des points en championnat. C’est un jeu dangereux qui pourrait avoir des conséquences désagréables contre des adversaires d’un autre calibre. "Après le match, on s’est dit qu’on devait désormais oublier la finale jusqu’au jour où elle se dispute", explique Ashimeru, une fois de plus sorti sous les applaudissements du public. "On doit et on va se concentrer à fond sur nos prochains matchs de championnat, à commencer par le match au sommet contre l’Antwerp de dimanche prochain. Ceci ne nous arrivera plus."