Anderlecht

Les Anderlechtois vont commencer les playoffs avec beaucoup d’ambition à la fin du mois.

Parler d’un 35e titre a longtemps été irréaliste dans une saison où Anderlecht essayait surtout de ne pas perdre le top 6 de vue. Puis c’est devenu tabou ces dernières semaines : malgré la jurisprudence en playoffs 1, on avançait juste de "match par match" sans regarder plus loin.

Dimanche après le succès à Ostende, le ton a changé. Les joueurs ne se cachaient plus : "Bien sûr qu’on vise le titre", lâchait James Lawrence. "On voulait aller en playoffs et on l’a fait. On est à six points de la première place et c’est réaliste d’y croire. Maintenant, on va continuer comme on le fait dernièrement : aborder chaque match avec la volonté de le remporter. Ou au moins ne pas le perdre. On peut prendre des points en jouant bien mais aussi en jouant mal. Ça, c’est important. On n’avait pas ce luxe dans un passé récent."

Avec un petit sourire en coin, Thomas Didillon savourait après une saison compliquée malgré ses arrêts. "On a voulu nous enterrer. Un moment, c’était l’attraction de sortir nos mauvais chiffres. Mais là, on est à six points du leader. On est invaincu depuis six matchs, dont quatre clean sheets. On monte en puissance et l’équipe grandit. On m’a aussi expliqué que tout va très vite en playoffs. On doit y aller sans complexe et jouer notre carte à fond. C’est super serré."

Même s’il ne connaît pas plus notre championnat que le gardien français, Lawrence approuve : "On ne doit avoir peur de personne dans ces playoffs. Genk est la meilleure équipe mais avec le départ de Pozuelo, l’équipe devrait être moins forte."

Quand on fait remarquer à Peter Zulj que le jeu proposé par les Anderlechtois n’est pas toujours chatoyant, il rigole puis lance de sa voix grave : "Si on jouait super bien et qu’on n’était pas en playoffs 1, vous pensez que les supporters seraient contents ? On prend les points et on fera les comptes après les dix journées de playoffs. Là non plus on ne récompense pas la qualité du football."

Fred Rutten était plus prudent que ses joueurs. Ou plus réaliste, c’est selon. "On est à six points de la première place ? Je l’ignorais mais cela offre des perspectives. Dans le football, tout est possible. Parfois, il y a des résultats fous. Mais gardons les pieds sur terre. Depuis que je suis ici, je n’ai pris qu’un point dans les matchs au sommet, contre Bruges. Si on avait été meilleurs dans les grands matchs, on ne serait pas dans la situation actuelle."