Luka Elsner a-t-il un truc pour battre Anderlecht ? En septembre 2018, le coach slovène était venu ridiculiser les Mauves en Coupe, avec l’Union (0-3). Plus de deux ans après, il est une nouvelle fois sorti victorieux de son duel avec le club le plus titré du pays. "Chaque match possède sa propre histoire, philosophe-t-il. Je ne pense pas qu’on puisse tirer des conclusions après deux matchs."

Son humilité ne doit pas masquer son travail. Tous ses joueurs ont souligné la charge de boulot qui a mené à la réussite "du plan du coach". Elsner est même parvenu à faire de Teddy Chevalier un remplaçant heureux. C’est dire. "Le plan, c’est 10 % du résultat , résume le coach. Quelques notes sur un tableau que les joueurs appliquent. Le mérite leur revient donc. Ils ont dégagé une belle énergie. Voir une équipe concernée de la sorte, c’est la plus belle des réussites."

Elsner s’excusait presque du spectacle proposé. "Nous n’étions pas toujours beaux à voir jouer mais nous avions une grosse organisation défensive. Offensivement, nous avons exploité collectivement les failles d’Anderlecht."

Elles se sont parfois créées naturellement avec des erreurs dans l’organisation anderlechtoise mais elles étaient le plus souvent provoquées par la tactique courtraisienne. "J’ai essayé de bloquer la relation entre Sambi-Lokonga et Nmecha avec un gros pressing de mes attaquants, tout en pensant à bien contrer les actions individuelles des joueurs de flanc. Ocansey et Selemani ont bien bossé pour aider les latéraux et j’ai pu compter sur la vitesse de mes défenseurs axiaux pour ennuyer les mouvements de Nmecha. Chaque détail du plan a fonctionné."