L’histoire d’amour entre Lukasz Teodorczyk et Anderlecht est terminée. Comme indiqué dans le rapport de la Commission des licences et comme annoncé dans La DH de jeudi, les deux parties sont même en procès, devant le tribunal du travail de Bruxelles.

De quoi s’agit-il ? Après avoir été transféré à Udinese en août 2018, Teodorczyk s’est rendu compte qu’il n’avait pas reçu tout l’argent auquel il prétendait avoir droit. Selon l’actuel attaquant de Charleroi, Anderlecht lui devait encore des primes, une partie de son salaire et même une partie de son fonds de pension. En tout, la somme réclamée dépasse les 600 000 euros.

Son avocat a essayé de trouver un accord avec la nouvelle direction - Marc Coucke était déjà le propriétaire du club au moment du transfert. En vain. Et donc, Teo s’est senti obligé d’attaquer le club dont il fut le héros en 2016-2017, avec ses 30 buts, toutes compétitions confondues, alors qu’il était prêté par Kiev. Anderlecht avait levé l’option d’achat de 4,75 millions euros et lui avait donné un contrat "à la Trebel", de presque 3 millions bruts annuels. Le but était de le revendre très cher. Mais Teo n’a plus jamais atteint son niveau, et Anderlecht a éprouvé toutes les peines du monde à s’en débarrasser. Il fut pourtant sur le point de rejoindre Galatasaray pour un très beau montant, mais le deal a capoté. Finalement, Mogi Bayat a su le placer à Udinese pour 3 millions, mais l’opération était donc déficitaire pour le Sporting (- 1,75 million).

La décision du tribunal du travail est attendue sous peu.

Le litige avec le fisc néerlandais concerne… Losada

Anderlecht Un des autres procès mentionnés dans le rapport de la Commission des licences est un litige avec le fisc des Pays-Bas, traité par des tribunaux néerlandais. Ce dossier est vieux de… 12 ans.

En 2009-2010, Anderlecht avait prêté Hernan Losada au club néerlandais de Heerenveen. Vu que l’actuel T1 de DC United jouait pour un de leurs clubs, les Pays-Bas ont réclamé des cotisations. Mais étant donné que le Sporting continuait à payer le salaire du joueur, c’est l’État belge qui a encaissé le précompte. Le Sporting bruxellois a fait savoir à la Commission des licences qu’il irait en appel auprès d’autres instances néerlandaises en cas de décision défavorable.