Le Sporting a 21 jours pour s’opposer à la décision de la FIFA : "Nous attendons la motivation", dit David Steegen.

Nous l’évoquions dans notre édition de jeudi : la FIFA a condamné Matias Suarez (29 ans) et son club Belgrano de Cordoba à payer plus de 500.000 euros à Anderlecht pour rupture unilatérale de son contrat. Suarez avait signé à Cordoba - son ex-club argentin - alors qu’il avait encore un an de contrat à Anderlecht. Son argument pour ne pas respecter les règles était qu’il ne se sentait plus en sécurité en Belgique suite aux attentats terroristes. La FIFA a rejeté cette excuse.

Entre-temps, la somme exacte que Suarez et son club doivent rembourser est connue : 540.000 euros plus 5 % d’intérêts à partir de juillet 2016. Vu qu’on est exactement un an et demi plus tard, 40.500 euros s’ajoutent aux 540.000 euros.

Suarez et Cordoba refusent de payer les 580.500 euros et vont plus que probablement aller en appel auprès du Tribunal arbitral du Sport à Lausanne. Mais Anderlecht, lui aussi, peut aller en appel. Le club espérait empocher un montant encore plus important. "Nous attendons la motivation de la FIFA, dit David Steegen, porte-parole du club. Puis, nous avons 21 jours pour aller en appel."

Sportivement, les choses ne vont pas très bien non plus pour Suarez. Certes, son club est 12e au classement, mais le football produit par l’équipe ne correspond pas à celui de Mati. Ses coups d’éclat se font de plus en plus rares et il a déjà eu quelques blessures musculaires. Le public qui l’adorait tant avant qu’il ne parte à Anderlecht n’est pas tendre avec lui. Il n’est pas épargné sur les réseaux sociaux. Des gens se demandent pourquoi Belgrano est allé le rechercher.