Dieumerci Mbokani est convaincu qu’Anderlecht restera en tête jusqu’en fin de saison

BRUXELLES Et de deux pour Dieumerci Mbokani. Trois jours après sa rose plantée à Moscou, il a marqué le but de la victoire à Genk. A nouveau de la tête. Et à nouveau en sautant très haut. “Si ce but-ci était plus facile qu’au Lokomotiv ? Les deux buts étaient faciles”, souriait le buteur. “J’ai fait un mouvement afin de me défaire de mon opposant direct. Puis, je n’avais qu’à mettre le ballon au fond. Je suis content d’avoir offert les trois points à mon club.”

Et pourtant, Dieu était malade à Moscou. “J’avais une angine et de la fièvre. L’entraîneur m’a dit que vendredi, je p ouvais rester à la maison. J’ai reçu des médicaments, et j’étais prêt pour ce match. Mais je ne suis pas encore à 100 %. Quand j’aurai retrouvé toutes mes possibilités, je vais aussi marquer du pied.”

Dans le jeu, Mbokani s’est pourtant montré très utile. “J’ai essayé de garder le ballon. Ma is ce n’était pas facile. Ce Simaeys me donnait toujours des coups sur la cheville. À un certain moment, je me suis fâché auprès de l’arbitre. Il m’a donné la jaune. Je lui ai demandé de m’en donner une deuxième, mais il ne l’a pas fait. Heureusement. (Rires) Je ne voulais pas quitter le terrain.”

Dieumerci a offert la première place à Anderlecht. “Je suis convaincu qu’on ne va plus quitter cette première place. On va remporter les trois points semaine après semaine. Pourtant, le niveau du championnat est élevé. Genk s’est créé plusieurs occasions. Mais la victoire est méritée.”

Roland Juhasz, lui aussi, avait ses mérites dans la victoire anderlechtoise. Il s’est jeté devant une fusée genkoise en fin de match. “En voici le résultat”, souriait-il, en montrant son oreille rouge après la douche. “Mon oreille est en feu. Pas grave. J’entends encore vos questions. (Rires) Et si elle nous a rapporté les trois points, tant mieux.”

La défense a à nouveau gardé le zéro. “J’ai constaté la même chose qu’à Moscou : cette équipe sait forcer un résultat en se battant, quand elle ne parvient pas à développer un beau football. On était fatigués, ce dimanche. Mais ce qui compte, ce sont les trois points. On a la chance qu’on n’avait pas la saison passée. Et les joueurs qui montent au jeu apportent tous quelque chose.”

À un certain moment, Juhasz s’est fâché sur Mario Been. “Il s’énervait par rapport à une décision de l’arbitre. Qu’il s’occupe de son équipe.”

Mais Juhasz n’est pas anti-Genkois, puisqu’il a embrassé son compatriote, Töszer. “Il n’a pas mal joué, comme défenseur central. Il n’est plus sélectionné sous l’actuel coach de la Hongrie. Cela ne me dérangerait pas qu’il soit mon concurrent à cette position. (Rires)”
© La Dernière Heure 2011