Au gala du Soulier d’or, hier soir à Puurs, Michael Verschueren a réagi à la restructuration au sein de la direction d’Anderlecht.

Quatre grandes personnalités viennent renforcer l’équipe, et le CEO Karel Van Eetvelt devient le nouveau patron. Mais Verschueren n’estime pas qu’il est rétrogradé. "Pas du tout !", dit-il. "J’ai lu que j’avais perdu mon job. Cela m’a bien fait rire. Je considère l’arrivée des quatre personnes comme de vrais renforts pour le club. Je suis optimiste pour l’avenir. Surtout après mon entrevue très constructive de deux heures avec Van Eetvelt."

Mais Van Eetvelt dépasse quand même Verschueren dans l’organigramme ? "On a fait beaucoup de vagues pour rien. Vu que Marc Coucke n’a plus de rôle exécutif, il a désigné Van Eetvelt comme interlocuteur principal pour tous les départements. Et donc, je dois rapporter à Karel et plus à Coucke. Mais mon travail ne change pas. Je suis directeur sportif et je le serai encore demain. Et mon projet sportif reste le même. Quand je signais un contrat, Jo Van Biesbroeck le co-signait toujours. Karel Van Eetvelt va faire la même chose. Et s’il refuse ? Coucke avait aussi le droit de refuser. Bien sûr qu’il va évaluer mon travail. C’est quand même la tâche de chaque nouveau CEO ? Je ne m’inquiète pas, je sais qu’on travaille bien."

L’arrivée de Wouter Vandenhaute comme consultant de Van Eetvelt, elle, risque de créer des conflits d’intérêts (voir page S7), vu qu’il a une société d’agents de joueurs. Verschueren : "Ce sera au CEO de définir le contexte dans lequel nous pouvons légalement fonctionner."

Et quid du mercato ? "Je ne donne pas de détails, mais j’ai bon espoir de finaliser une ou deux arrivées. C’est ma responsabilité de réaliser certaines choses en tenant compte des accords au niveau financier. Et oui, je dispose d’une certaine marge de manœuvre. Et au niveau sortant ? Quatre à cinq joueurs sont partis, j’espère clôturer quelques autres dossiers."